‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 261 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

quelque différence entre eux et l'élément commun auquel tous s'appliquent. C'est surtout le cas si l'on distingue la plus importante de ces parties, « l'échevinage », de « la ville », en tant qu'origine et fin de gouvernement, les séparant simpleplement ^ ou les oposant presque : de ce second point de vue, si le Magistrat fait telle chose, c'est « au prouffit » de la ville ^ ; si inversement, il éprouve un (( dommage », la ville l'en indemnisera 3, En principe donc, il est bien vrai que la totalité est formée de la réunion des parties, mais il n'est pas moins exact que ces dernières ne sont pas absolument la première et, en fait, pour le cas précédent du Magistrat, celui-ci s'en trouve même particulièrement éloigné : la distinction qui le concerne n'est que l'expression d'une réalité parfaitement juste. Cette différence de position du terme spécifié de « la ville », dans les combinaisons où il se montre, mérite finalement de ne pas passer inaperçue ^.

Le caractère terrestre de ce mot disparaît graduellement dans quatre autres désignations très comparables alors sous tous les autres rapports. C'est d'abord celle de «communauté^, assez fréquemment usitée. On parle des « gens ^, du seel ', du pourfit ^ de la communauté » ; très souvent aussi il est question « des eschevins et de la communauté de la ville ' ». Ce ne saurait être que la totalité des individus, des « gens » en effet, qui ont entre eux un fonds identique et commun

1. P.J. 313, début, 329, 482 ; Brassart, Preuves, II, n"» 117, p. 243, et 143.

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