P.J. 189, VII3 ; cf. P.J
des premiers murs, et au xiii^ siècle encore, il devait rester d'autant plus de terrain à bâtir i qu'on s'approchait de la nouvelle fortification. En effet, cette importante extension de la ville fut naturellement enveloppée à son tour par la continuation de la seconde enceinte qui partait d'un côté et de l'autre de la partie déjà existante vers le premier agrandissement et s'en allait en amont comme en aval jusqu'à la Scarpe : elle renfermait quatre portes ^. La date de ce développement peut être placée dans le courant du xii® siècle : il ne semble pas nécessaire de le faire remonter plus haut et il paraît impossible de le placer plus bas, car s'il eut été accompli à une époque plus récente, des preuves documentaires en seraient certainement restées et elles nous font défaut*. Enfin, la partie la plus importante de ce quartier, située spécialement en aval, est nommée dans le courant du xiii^ siècle la « Neuvile * » : c'est bien réellement la ville neuve par opposition à l'ancienne.
En troisième lieu, pour terminer immédiatement cette question de l'agrandissement de la ville, on doit passer sur la rive gauche. Dès l'extrême fin du xi^ siècle, on y fait mention d'une éghse, celle de Saint-Albin ^, l'église même de Douayeul, et dont l'existence correspond, bien entendu, à une certaine population. Aussi évidemment que Duacum se répandit dans la Neuvile, Duaculum à son tour déborda
1. C'est ce que montre la vente faite en 1265 par la comtesse Marguerite de « la pièce de terre... ke on apele Waskies », justement près « don manoir dou Temple » (Brassart, Preuves, II, n» 117 ; voy. Finances, 179).
2. Brassart, Château, II, 573 ; la porte « Vacqueresse » ou « Notre-Dame », nommée avec les quatre portes en question, appartient au premier agrandissement.