DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
Ce n'est que tout à fait exceptionnellement que Ton parle d'une mutation (( dun estage et d'une courciele ^ » seuls, ce qui constitue bien évidemment la u partie » d'une maison. La plupart du temps, on peut donc conjecturer que le transfert comprenait plutôt exclusivement le côté pécuniaire que matériel des biens, c'est-à-dire les rentes 2.
Lïsolement des propriétés était une chose exceptionnelle, et le plus souvent elles se trouvaient « joignans ensanle, li uns d'encosté l'autre * » , délimitées en général par des « bousnes » et des « closins * ». Elles pouvaient avoir des « maisieres » mitoyens ^, des « corbeaux ^ » avec les tenures voisines, ou des « aises ». des servitudes ', en particulier au sujet des eaux et des (( nocs ^ », gouttières qui portaient les premières. En raison de ces voisinages et de ces mitoyennetés, on désigne fréquemment les tenants et aboutissants, mais dans des conditions de détails qui peuvent varier singulièrement. L'indication la plus commune ^ est que le lieu (c siet en tel rue entre le tenement d'un tel, d'une part, et à l'autre les le tenement d'un autre, d'une autre part, si con ce lieu siet entre les quatre cors et le moilon, wis et hiebreghies devant et derrière » : c'est évidemment une sorte de formule toute faite, voulant en somme désigner sa superficie tout entière quelle que soit son apparence. Cette même formule s'emploie au sujet des terres de la banlieue, peut-être surtout pour celles qui sont situées près des fortifications i'' ; à l'égard des plus éloignées, on indique en général le lieu dit