‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 439 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

geiit dépensé passait en quelque sorte dans l'immeuble, lui permettant de reprendre sa valeur primitive et de recommencer à pa>er ses charges. Malheureusement, les renseignements concernant cette question pécuniaire sont d'une rareté extrême, et on doit se contenter de quelques indications dc^ principe très générales.

Du côté juridique, tous ces biens étaient, à priori, a tenus » en pleine et entière propriété : <( le droit et l'action ^ )> des intéressés, selon les termes courants, étaient absolus. Sans doute, la puissance publique avait sur le sol de la ville un droit de haute justice, dont l'exercice appartenait à l'autorité urbaine, en même temps quau pouvoir féodal était restée une sorte de police utile, qui apparaissait en particulier sous forme de droits, par exemple d'épave ou de redevances -. Mais toutes ces prérogatives étaient purement éminentes ou certainement isolées, et leur existence ne limitait en rien le droit illimité des propriétaires : ceux-ci ne disposaient pas moins des immeubles en complète indépendance. On se l'explique aisément : puisque le sol à l'origine était d'attribution publique, ne ressortait pas au droit domanial, il n'était que naturel que les possesseurs particuliers l'eussent acquis et pussent le conserver en dehors de toute servitude ^.

Aussi, ces biens, de par la volonté des détenants, ne demeuraient-ils pas toujours dans un état identique matériel ou juridique, pour ainsi dire réel ou personnel. Les modifications du premier ordre étaient restreintes au lieu même ou plus ou moins communes entre lui et les tènements voisins ; en outre, suivant la forme des solutions, les changements étaient exécutés par les intéressés seuls ou avec l'aide, parfois des échevins * et régulièrement des IV maîtres, en somme

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