Voy. les no« 289, 292 et 293 cités ci-dessus n
LA VIE VUUAINi; UJi DOUAI. I ' 35
bien plutôt qu'à expliquer. De même, la méthode des lettres scellées ne disparut pas en vertu d'un fait légal positif, mais, en principe, l'ordonnance générale constitutionnelle de 1373 ^ ayant stipulé, à la réserve de quelques changements propres, le retour à l'organisation de 1228, on revint à cette dernière sur ce point comme sur d'autres : les chirographes furent donc rétablis. C'est que, si peut-être la forme originelle de validation pouvait passer pour assez achevée, parce qu'au besoin elle mettait davantage en lumière les échevins personnellement témoins de l'acte et perpétuait plus visiblement leur rôle, sa complexité même fut un motif qui, après un premier essai et une réapparition, le fit abandonner d'une façon définitive.
L'autre mode d'authentication formait le système courant, usité même au temps des guerres de Flandre, pendant les premières confiscations de la commune, par les gouverneurs royaux ^. C'était proprement la méthode des « lettres de cirographe ^ » ou simplement des « chirographes ^ ». Ce second terme, en dehors de ses mentions mises dans l'intérieur des pièces ^ ou des indications indirectes ^', apparait toujours, sauf quelques exceptions surtout originelles et négligeables '', entre chaque exemplaire du texte qui, on le sait, est au minimum reproduit deux, et en somme autant de fois qu'il est nécessaire ^ : dans ces conditions, en vue de la répartition des documents entre les intéressés, le mot était coupé par le milieu, mais non endenté ; par conséquent, chaque terme dépendait de deux actes joints primitivement ensemble et