‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 600 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

tuer à la vengeance la répression administrative : plus généralement, qu'elles soient agresseur ou victime, elles ont des velléités de remplacer la famille par Tindividualisme et par l'autorité : au fond, elles ne savent plus ou elles ne savent pas encore quelle voie suivre, si bien que les tendances les plus opposées co existent. Mais, nous l'avons dit, ces innovations demeurent exceptionnelles.

A l'égard de la compréhension personnelle des accords, comme la faide s'étendait automatiquement aux membres des deux familles, il n'en allait pas autrement pour la pacification : par principe donc, tous les parents s'y trouvaient compris ^. Lia, ville elle-même, on se l'explique aisément, paraissait y tenir beaucoup ; elle faisait parfois fléchir l'application des principes du droit individuel en faveur de la paix collective. Ainsi, les débiteurs volontaires sont privés de la plupart de leurs droits civils et en particulier de « tout aiuc et conseil v des échevins, sauf en cas de trêves, mais sans doute à l'exclusion des paix plus complètes ^. Un individu qui n'a pas acquitté ses dettes, n'en doit pas moins pouvoir conclure personnellement, sinon un accord absolu, au moins une simple séparation collective ou être compris dans ces conventions. C'est qu'en pareille circonstance, l'intéressé n'est pas uniquement ou directement mis en cause ; il ne peut pas rendre ses parents victimes de ses propres fautes, ni encore moins subir les leurs, quelle que soit la qualité du débiteur, adversaire direct, ou simple ami s'étant trouvé involontairement engagé dans la lutte. Mais, puisque le but essentiel et permanent est toujours d'éviter la perpétuité des discordes générales, rien n'est plus compréhensible ni plus conforme à l'avantage de la paix urbaine que cette sorte d'infraction de but collectif au droit ordinaire. Evidemment, la disparition de la personnalité entraîne une distinction de réglementation juridique.

Cependant, l'extension individuelle des accords n'était

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