PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
Ce sont là précisément les préparatifs des hostilités véritables qui. un peu postérieurement, éclateront dans les guerres de Flandre. Aussitôt que la lutte est jugée inévitable, dès 1296, Philippe le Bel va multiplier ses tentatives de détachement des possessions de son vassal ; campagnes militaires et discordes sociales ^ vont se compliquer et se tenir mutuellement. En effet, la première occasion de se mêler aux affaires douaisiennes fut fournie au roi de France par une faute du comte d'un caractère purement interne et social. Au mois d'avril de cette même année 1296. lors de la levée du cinquantième, décidée de commun accord, il est vrai, par Philippe et Gui. ce dernier, à cette intention, molestant les villes ou plutôt violentant les riches, le patriciat urbain et assez naturellement celui de Douai -, dut envoyer au roi une députation lui demandant sa protection ^. Le souverain n"eut garde de la refuser. Alors, de juin 1296 à février 1297, dans l'espace de huit mois seulement, en vue d'attirer les Douaisiens à lui. il ne publie pas moins de sept lettres, dont deux dans ce seul mois de juin, et trois les 27 et 28 août. Par les premières missives presque analogues entre elles, d'une façon générale sous le prétexte assez fallacieux des services que la commune lui a rendus à la fin de mars avec son don gracieux de 7.00Ù 11). '^, il commence par s'instituer son « especial gardiien » et la prend par conséquent (( en se protection et especial garde ^ » ; en même temps, il confirme ses privilèges aussi absolument