P.J. 1392«, 154437 („ plaie dou naiirer
8. Cf. au sujet de toutes les distinctions précédentes pour le Hainaut, Cattier, Evolution, 93-95.
roit ne ki mal feroit ^ ». Ou, d'autre part, on peut « ferir sans plaie ne naurure ^ », ou au contraire « en faisant plaie de banlieue ^ », ou, selon qu'on vient de le voir, « naurer à plaie de banlieue ^ ^\ Le mélange presque forcé, nous l'avons observé, des causes et des résultats, qui les faisait, pour ainsi dire, chevaucher les uni? sur les autres, était bien le motif originel de ces associations d'expressions, qui semblaient amener à ne pas considérer les divers délits eux-mêmes comme très différents les uns des autres.
En conséquence, les punitions également se séparaient peut-être moins par le fond que par la forme de la faute ou, si l'on veut, ce n'était pas parce qu'un individu avait accompli un acte qualifié différemment de tel autre, qu'il subissait forcément une pénalité dissemblable, mais parce que les conditions d'exécution en avaient été distinctes, de même que deux délits analogues en principe pouvaient, en fait, être punis assez diversement, si dans la réalité ils étaient entourés de circonstances variées. Ainsi, du côté personnel, l'agresseur qui, volontairement, soit en rompant un accord, soit en tant que banni rentré avant l'expiration de son expulsion, commettait un délit quelconque de coups et blessures, se trouvait, à priori et naturellement, considéré comme plus coupable qu'une personne soit ordinaire, soit en état de légitime défense, agissant dans les mêmes conditions matérielles ^, et ce principe individuel posé, tous les intéressés étaient variablement répréhensibles : ils l'étaient d'abord en raison d'influences
1. P.J. 491, 11^ ; Finances, P.J. 51 ; mênip P.J. ]33'*-^ 624^ ; pour les autres expressions, voy. ci-dessus 770-771.