Voy. planche III, n
6. Voy. ci-dessus fonds des Chartriers, n° 94, 4°^ ; Enfants trouvés, 698, et Saint-Esprit, 664 et 666.
7. Cf. Demay, I, n" 3924, deuxième contre-sceau. Seulement, Demay commet une confusion quand il attribue à ce type le sceau d'une « donation à J. Pappegay, doyen de Saint-Amé, d'une terre sise près la porte d'Equerchin ; 28 juin 1422 «(Arch. départ, du Nord : fonds de Saint-Amé, carton 13). L'acte en question, d'ailleurs du 25 de ce niois, mais surtout très postérieur à l'époque des changements en cause, est scellé du sceau avec contre-sceau à la tour. En réalité, d'après les propres fiches de Demay, conservées aux Arch. nation., secrétariat, série AE, ce sceau est celui d'un acte du 21 mai 1371 relatant un achat par (( J. Le Watier, bourgois », à trois individus d'une rente foncière sur « un gardin et tenement n (mêmes dépôt et fonds ; carton 10).
l'emploi de cette variante sigillographique ne se constate ne effet que pour les seules « convenences », désignation ordinaire, on se le rappelle, des pièces privées ^, lorsqu'on prit l'habitude de les sceller, une telle création eut pour fin évidente de composer une espèce spéciale de scel aux causes réservé aux documents non officiels ^. Quant aux autres modifications, la figuration régulière de la fleur de lys fut le résultat probable de Tinfluence française, alors que le remplacement éventuel de la croix jîattée par le rameau reste une bizarrerie obscure accomplie peut-être également en vue de différencier le sceau. En tout cas, cette forme de validation dis^jarut naturellement avec le changement de nature d'actes C[ui l'avait fait naître. L'usage du scel aux causes n'amena jamais la convocation de la communauté. Dans l'ensemble, il fut utilisé, comme son nom l'indic^ue, exclusivement pour la vie juridique de l'association, mais à une fin administrative et mixte ou privée, en réalité selon des conditions générales et courantes ou restreintes et temporaires, à chacune desquelles correspondent en somme, respectivement, les deux espèces de contre-sceau. D'une part, dans un intérêt officiel ou intermédiaire, il a toujours été employé d'abord à une fin judiciaire complexe, au sujet des accords de la ville, d'espèces diverses d'ailleurs, avec d'autres juridictions qui mettaient aussi leur sceau au bas du même acte^ ou d'un acte identique *\ puis, dans un but judiciaire et administratif proprement urbain, on l'apposait aux actes législatifs, aux lettres de non préjudice, aux décisions, aux jugements ^ et en particulier à toutes les nominations