Brassart
dans l'économie, un « registre aux ordonnances et briefz des marchandises, traficques et mestiers de ceste ville de Doua}' ^ )>, soit enfin d'une façon mixte, un « registre en pappier couvert d'aisselles et de cuir, où sont contenus pluiseurs bannissemens ^ ». Généralement, la date du début du recueil est indiquée dans l'appellation.
Matériellement, ces registres furent toujours en parchemin jusqu'à la fin du xiv^ siècle, le papier apparut très partiellement ensuite ^. Ils se composaient de (( fœullets », chacun avec deux « pages ^ ^). Dans l'ensemble, ils sont très soignés, d'une écriture toujours très nette et certains, au xiii^ siècle, on se le rappelle, sont absolument admirables ^. La confection de chacun a pu être l'œuvre d'un seul scribe ^, ou s'échelonner sur un espace de temps plus ou moins considérable. L'ordre des matières ou la suite chronologique en général font défaut, le scribe ou les scribes paraissant bien avoir transcrit les pièces, sinon au hasard, au moins selon un plan qui ne se distingue plus. Les tables manquent encore à la fin du xiv^ siècle ', A titre diplomatique, tous ces registres sont des copies, mais le degré de la transcription est variable. L'un d'eux, même le plus ancien qui soit resté, en raison parfois de ses ratures et de ses corrections aussi bien que de sa priorité générale, apparaît, relativement aux autres, comme une sorte de <( brouillon ^ )'. Les autres recueils sont au contraire des reproductions pures et simples, mais au besoin jusqu'au second, troisième ou quatrième degré : ils peuvent ainsi former
1. Registre aux métiers, série HH, voy. ci-après ; 974 et n. 1.