DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
entre eux, sur un espace de deux ou trois siècles, de véritables familles ^. Enfin, la valeur de la copie semble être presque toujours aussi bonne que possible. Dans les seuls registres plus récents du xv^, puis du xvi^ siècles, d'une part, quant au fond, pour des documents économiques à la fois de nature technique et d'apparition bien antérieure, les scribes de temps à autre laissent un blanc ^ ou omettent des dates ^, ne semblant pas toujours comprendre la signification du texte ou voir la nécessité de la chronologie et, en un mot, ils doivent trouver ces actes bien vieux ; d'un autre côté, pour la forme, à l'égard de documents judiciaires ou administratifs divers, si les transcripteurs ont maintenu la réalité, ils ont comme traduit et modernisé la rédaction *. Mais, heureusement les leçons plus anciennes existent presque toujours et, en tout cas, de pareils cas sont rares.
Le contenu de ces registres permet assez facilement de les classer par séries. Sauf un ^, tous ne renferment guère que des actes urbains. Tout d'abord, deux recueils offrent un intérêt constitutionnel, mais ont un point de départ opposé. Le premier, commencé au milieu du xiv^ siècle, contient essentiellement ce qu'on peut appeler les « privilèges « de la ville, par conséquent des actes d'origine à la fois extérieure et publique, selon l'usage, classés le plus généralement par provenances et, pour chacune d'elles, rangés chronologiquement ^ : c'est en somme un cartulaire ^. Ensuite, tous les autres registres ne présentent à peu près exclusivement que