‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 470 sur 993 · II. r..I. I2HI · texte numérisé non relu

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cette précision, puisque le lot et ses subdivisions étaient les mesures ordinaires de-; liquides.

Le métal nécessaire aux travaux urbains venait forcément du dehors, mais on ignore son lieu d'origine et son état exact ; on ne sait pas davantage s'il existait une importatioti d'objets fabriqués.

Qu'il s'agisse de la construction ou de la manipulation demétaux, au moins dans les circonstances importantes, les parties semblaient conclure, en vue du travail à faire, une sorte de « markiet » passé par la lettre d'obligation habituelle. Cette dernière constituait au besoin techniquement un devis descriptif de l'ouvrage, et toujours juridiquement un engagement pris par l'entrepreneur de l'accomplir, suivant des conditions déterminées ou non. au profit du demandeur. On n'a conservé d'ailleurs, et pour le seul xiv^ siècle, qu'un nombre excessivement restreint de ces contrats. Ainsi, à l'égard de la construction, un habitant du village voisin de Lambres, où se trouvait la « marliere de cauch » fournissant Douai 1, (I fait certain marquiet avec im caufïourier » urbain « de admener certain nombre de carées de pierre de marie... as caufïours à Douay » ; suivant les devis du contrat, « passé présent boines gens ». le transport se fixa à une date et à un prix déterminés. En 1317 ^. une autre « convenence » est conclue entre un bourgeois et un maçon pour faire « refaire », par le second, le « boviel », la petite bove, « de le maison » du premier, moyennant la remise à l'exécuteur de toutes les « estofes » nécessaires en dehors des outils, l'accomplissement du travail suivant un plan établi, son exécution dans un temps donné et à un prix fixe, et l'inspection « d'ouviers ki à çou se connistcront ». En 1386 ^, la location d'un « celier » cédé par un charpentier à un bourgeois, se conclut sur la promesse de certaines « réfections » que réalisera le propriétaire, l'uis.

en 1374 ^. dans des conditions plus détaillées encore, un individu et un charpentier passent un « marquiet de louvrage de carpenterie « à accomplir dans une maison appartenant au premier. Les travaux sont soigneusement énuniérés : le propriétaire fera « descouvrir ce qui appartenra à descouvrir » et u livrera le fer et les elaus » nécessaires : le charpentier exécutera les réparations « tant de boin bos de quesne et de fresne, loial et marchant ». d'après linspection de deux « mairenier », et il gardera le vieux bois qui viendra des dits ouvrages. Le travail sera achevé à une date fixée, moyennant une somme déterminée, dont un peu plus du quart est payable avant la mise en train du travail et le reste devra l'être un mois après son achèvement.

D'un point de vue artistique, trois autres marchés, de deux genres différents, nous .sont connus. Dans l'architecture funéraire, les deux premiers, en 132.5 et en 1344 *. se concluent entre des bourgeois ou des exécuteurs testamentaires et des « marbriers », pour la livraison dans des églises de Douai d'une « pierre » ou d'une lame de marbre » : toutes deux devaient être « auteles vt aus,si souttisans » que dans deux autres tombeaux désignés. La seconde pierre n'offrait aucun travail particulier, mais la première, qui devait être à deux personnages couchés représentant les deux époux, et enrichie d'ornements en cuivre niellés et émaillés, est décrite avec la plus parfaite précision. La date et le prix de l'ouvrage .sont toujours fixés, et. en 1325, le quart du paiement est préalablement « preste en deseompt » de la somme totale. Le troisièrao arrangement, en 1312*. est stipulé entre « le demisielo souveraine et le conseil tle Ihospilal de... Campflori » et un >i verrier », en vue « de retenir... et faire estaine?.. toutes les verriert-s " de rétablis.sement. selon certaines règles coiicer-

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