‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 49 sur 993 · Par ex. Recueil, n" 239 pa/igim · texte numérisé non relu

Par ex. Recueil, n" 239 pa/igim

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l'intervention du Magistrat, comme par la similitude assez fréquente des rôles respectifs des chefs de la cité et de leurs agents '. soit techniquement, par les autorisations qu'ils ont le droit d'accorder pour permettre de déroger à ces mêmes règlements dont la surveillance leur appartient. En principe, les ordonnances doivent être appliquées dans toute leur rigueur, mais, en fait, il ne manque pas « d'accommoderaents », de « contingences ». bien entendu précisés aussi, et à condition (juc préalablement les e.sgardeurs en aient été .saisis, ils peuvent donner les libertés nécessaires. Du côté commercial, ils permettent de faire des opérations en dehors des lieux et heures de marché - ; ils peuvent autoriser encore les bouchers à vendre des génisses ou des agneaux au dessous de deux ans ^. Dans l'industrie, grâce à eux, les orfèvres ont le droit d'employer l'étain dans les soudures, les pourpointiers de faire des pourpoints de vieille toile *. Pour la draperie, ils concèdent de modifier les compositions respectives de la chaîne et de la trame et les dimensions des ti.ssus ' ; ou encore, avec leur permission, les Douaisiens peuvent emporter les draps non foulés ou teindre pour les forains *. On ne peut, dirait-on. rien faire « sans leur congie ». mais il est possible de faire beaucoup " par » lui.

De tous ces pouvoirs directs et indirects des esgardeurs résuite ime double conséquence, selon naturellement que les inspectés ont agi ou non d'après les règlements. Dans le premier cas et du côté économique d'abord, si l'objet a. ce qu'on appelle « pa.ssé l'esward ' » et été reconnu « bon et loial », en d'autres termes. « marchand ». il reçoit généralemenf un signe extérieur de cette vérification, attestant les qualités

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