‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 584 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

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des esgardeurs par rapport à celui des échevins, on constate que les premiers ont surtout une action de police, le pouvoir de justice étant réservé au Magistrat. Les inspecteurs semblent cependant, nous lavons déjà observé, juger personnellement les affaires ne dépassant pas en général, la valeur d'une livre douaisienne ^. Bref, à l'exemple de leurs autres collègues et sous la surveillance des échevins. ils ont. dans la limite des fonctions qui leur sont dévolues, « pooir de faire commandement * » sur les diverses parties de la draperie.

Quelques-unes de ces esgarderies avaient en outre des fonctions spéciales. Au xm^ siècle, les quatre commissions soccupant du commerce ne devaient agir qu'à lextérieur : leurs membres, on le sait, étaient des sortes de gardes de foires destinés à maintenir le bon ordre entre les Douaisiens s'expatriant momcntanénu*nt plutôt qu'entre leurs concitoj-ens et les étrangers *. Aussi, les esgardeurs des « détailleurs d'Arras » en particulier, avaient-ils le droit d'empêcher les marchands de se rendre clans cette ville, s'ils considéraient le voyage comme dangereux *. En outre, on donnait à l'ensemble de ces inspecteurs le droit d'imposer des trêves, soit préventives, jusqu'à l'intervention du Magistrat, soit même « ausi boinnes comme eschevin » et le pouvoir d'infliger définitivement de petites amendes *. En somme, ils remplaçaient absolument au dehors le pouvoir local.

A l'intérieur de la cité, la commission la plus considérable était celle des XX, mais c'est aussi la plus mal connue. Les quelques rares renseignements qu'on po.ssède sur elle ne sauraient conduire à aucune conclusion précise *. Mais comme précisément ses membres, à l'inverse des autres inspecteurs,

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