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ouvrable et rapporter la matière ouvrée ^. On le constate pour Boinebroke en particulier, son hôtel renferme des « estonturcs » et de la (( garance >> et il en « envoie » ou y « mande » les divers produits de son industrie au cours de leurs manipulations ^. H semble même que certaines parties de « l'œvre " ou plus précisément de « l'appareillage », le cotonnage. le tondage, s'accomplissent dans les habitations des drapiers : ainsi les valets eswardeurs de la « tonderie » viennent « rewarder les œuvres de le ville as maisons des marchans » aussi bien qu'à celles des petits patrons ^. Mais exactement il s'agit moins là d'inspection des manipulations proprement dites que de la mise en état définitive de l'étoffe avant sa vente, et qui ne peut donner à l'endroit où eUe s'accomplit un réel caractère de manufacture. En tout cas, par une conséquence assez naturelle de ces opérations finales et déjà d'un genre mixte, c'est certainement encore dans cet hôtel que les étoffes sont déposées pour être vendues sur place ou mieux emportées aux foires *. Une telle maison a donc un caractère général surtout financier et commercial et un peu industriel : elle est en même temps un bureau, un dépôt et un magasin de parachèvement et, sinon toujours de vente, du moins d'expédition. Tout doit passer par elle et y être déposé : elle constitue un lieu d'arrivée, de transit et de départ, dont l'importance présente ainsi des formes multiples.
La gérance de ces entreprises nous e.st tout à fait inconnue. Il n'y a cependant aucun doute que leurs chefs devaient s'en occuper personnellement et avec beaucoup d'activité, au dehors comme sur place, et tant dans leur élément industriel que commercial. On voit tous ces Douaisiens .se rendre en Angleterre ou en Champagne, peut-être tous les ans '. Boine-