‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 606 sur 993 · r.J. 782 : Rermit, n" 222' ; cf. plus haut fi7n · texte numérisé non relu

r.J. 782 : Rermit, n" 222' ; cf. plus haut fi7n

dans l'ordonnance de cette année, des « aingiiclins do Champagne ^ » : c'est évidominent do la laine d'agneaux de eette province. Un produit, sans d(5ute identiiiue, est désigné dans quelques autres règlements et documents de cette époque, par le terme d' « aignelins », sans indication d'origine *. Ce n'est peut-être pas non jjIus une laine différente que les mêmes textes, selon une expression déjà signalée, appellent « laine nostrée », l'opposant absolument à la » laine englesf(ue * ». Non seulement ce contraste très net, mais le genre de diaps auquel cette matière première servait, permettent de croire à l'infériorité de sa qualité. Son mode d'acquisition ne nous est ))as connu, quoiqu'il soit supposable ([ue pendant les i)ériodes de prospérité des foires de Champagne que les Douaisiens fréquentaient si ])aiticuiièrement, après l'apport des draps, la laine leur servait de marchandise de retour. Opendant. il ne faut pas exagérer cette forme d'achat direct, car, en 131!». un règlement parle des Lombards comme de purs marchands amenant la matière première sans spécification d'origine *. On peut admettre qu'ils importaient la laine des « fiestes » champenoises, aux- (|uelles, on le sait, ils affluaient, à l'exemple des Douaisiens. Mais de simples liypothè.ses sont seules ])ermises à cet égard. Intinimciit pins considérable a été la valeur, dans l'économif (liai)iére douaisienne. de la laine « non nostrée », do la laine - englescpie •'' >■. Non seulement on comiait d'une façon générale pour toute la Flandre le rule fondamental que joua dans la draperie de ce Jiays la matière première venant d'audelà du détroit ', mais, jjour Douai même, son importance est en somme démontrée j)ar une lertaine quantité de renseigne-

Page 1