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Tout ce sj'stème n'a pas qu'une valeur théorique. Dans la réalité, l'exécution de Boinebroke nous montre un mode d'exploitation industrielle absolument identique aux principes que nous exposent les règlements. Les petits patrons employés par le patricien demeurent aussi dans leurs « maisons Il et c'est là qu'ils travaillent avec leurs valets *. C'est donc aussi chez eux que le drapier, de sa « taule » « envoie » la matière ouvrable et qu'il leur « mande » la matière ouvrée ^. Inversement, tous les maîtres « prennent » l'ouvrage à faire, et après lavoir exécuté localement à leur domicile-ateher, Boinebroke leur « prend » leur travail et ils se procurent une besogne nouvelle ^.
Les situations respectives du drapier et des maîtres, leurs rapports mutuels, la forme générale de l'entreprise, semblent donc se manifester clairement. Le premier po.s.sède .seul et chez lui, d'une façon iDermanente, les matières brutes, en transformation et ouvrées. Mais ce n'est que tout à fait exceptionnellement qu'il est lui-même propriétaire d'atelier, directeur immédiat et personnel du travail. En règle générale, .selon l'expression la plus typique, « il fait faire le labeur » en dehors de sa <( maison » par toute l'étendue de la ville, dans K les maisons » des maîtres *. Ceux-ci sont, en somme, les véritables industriels, les seuls fabricants. Sous le rapport industriel, une entreprise de draperie .se compo.se donc du drapier qui « baille les draps à ouvrer ^ >i et des « maîtres » qui « l'œuvrent » pour lui *. Le premier est le centre d'où part