‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 666 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

quantité de matière se trouvait toujours empUnio, mais la teinture l'alourdissait et, selon sa nature, dans des conditions différentes. De plus, on donnait un poids un peu supérieur de trame en été, peut-être parce qu'un chiffre identique de produit ouvrable pesait davantage pendant la partie de l'année pluvieuse et humide de l'hiver. Le commencement du tissage même était interdit, on s'en souvient, avant que « li plains, le droit conte [des fils] sera ourdis > ». Le tisserand devait donc s'en as.surer : on sait d'ailleurs que le nombre des fils n'était pas ab.solument rigoureux.

L'ourdissage vérifié, le tisserand avait à " iiuttri' ■■ son œuvre sur l'eustille - : en d'autres termes, il montait la chaîne sur le métier. Elle n'était pas nouée directement sur la petite ensouple : eomnie l'étoffe commençait à se tisser, non pas sur le début de la chaîne, mais au rot, parce que c'était avec ce dernier qu'on " frappait » la trame contre « l'estain », toute la longueur des fils, depuis le rot jusqu'à la petite ensouple, aurait ainsi été perdue. Aussi, avait-on des fils qui, partant du rouleau en question et passant par les rots, étaient « oins et entraies » dans les lices et là. on les « noait » à chaque fil de la chaîne : ces fils qu'on ne changeait pafi. mais qui faisaient partie, en somme, du « hamas du mcstier », étaient probablement ce qu'on appelait les " pie.snes ' » : de là, l'expression " d'ourdir draps en un piisne i. autrement dit, d'attacher la chaîne à ce piesne. de la disposer sur le métier. On 11 ourdit deux demy-draps en ini piesne . parce (jue ces deux moitiés il'étoffes se suivaient au bout lune de l'autre ••.

I^ métier mis en marche, l'essentiel était qu'il « ferit », qu'il i)attit bien '. Le tisserand jurait de « ferrir toute cns »

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