‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 678 sur 993 · N" :ni · texte numérisé non relu

N" :ni

.1. SHViirv, DiilKinn.. lllll. \ '" rfrap, col. It;t0-tl31, lainrr, lainrur ; Mrtn. Hiir Ir» mtinul.. I4l-\il> : Ktin/rlvpf'ilir. IIC. cmiI. 2 ; Dulmmol, 1)7. KIOIOi;; K. (I.> la riiitirn-, .Manuliirliiriii. .toi.:!!!.').

tl. N" 23U3*-^. ^'■^.

destiné sans doute à réunir et à maintenir les deux branches ^. Quand l'outil ne coupait plus, des « esmoleurs » s'occupaient de l'aiguiser ^. Ces forces servaient à « bertauder et à enverser » les étoffes, à les tondre en première coupe à l'endroit et à l'envers, avant qu'elles « n'aillent as lices », au tendage '. Cette prescription, pour ce moment, est donné sous une forme au.ssi claire que possible, et il n'est donc pas douteux qu'un premier tondage n'ait précédé le véritable tondage. C'est ce que confirme indirectement l'inters^ention, déjà signalée pour la fin du xiV^ siècle, des tondeurs dans le lanage même *. En tout cas, l'atelier du fouleur-pareur représentait un centre assez important d'opérations techniques, puisqu'on y foulait, parait et tondait.

Le lanage terminé, après avoir peut-être passé une seconde inspection à la perche ^, l'étoffe partait aux « lices ® ». C'était là que s'exécutait le « tendage » ou « ramage », destiné, on le sait, à donner aux tissus les dimensions nécessaires. Les endroits servant au fonctionnement de ces appareils s'appelaient des i( cors », sans doute parce que la dimension de la machinerie obligeait à la mettre en plein air. Quelques détails nous ont été conservés à son sujet '. Elle comprenait d'abord des « esteux », des poteaux fichés dans le sol. qui formaient évidemment une sorte de cadre ou quadrilatère. Comme ils devaient se pourrir à la longue dans la terre, il fallait les « desfouyr », les « retourner chou desous deseure », puis les « recapperonner », leur remettre une sorte de chapeau en cuir ou en métal empêchant la pluie de les abîmer. De même, un « planquier » recouvrait la terre et peut-être des a toilles » protégeaient-elles toute la machinerie. Sur les « esteux » étaient disposés ce qu'on appelait proprement les n liches »,

Page 1