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opération, sur laquelle manque tout détail, pouvait consister à donner à l'étoffe un aspect floconneux, soyeux, analogue à celui du coton. Etait-ce simplement le résultat de tontes supplémentaires, dont la répétition amenait en effet cet aspect 1 ? Quoi qu'il en soit, en vue de maintenir le tissu dans cet état, on le soumettait de plu.s au « lustrage » ou, si l'on préfère, au « catissage », bien que ces expressions ne se rencontrent pas à Douai et que l'opération même ne. nous soit connue que par une unique mention d'un acte pratique de 1381 '^. Après avoir « ploie « les tissus sur la u taule ploioii'e », suivant, on le verra, des conditions déterminées ', c'était certainement pour le pressage qu'on utilisait des instruments tels qu'une u presses à vis », des « grandes aissielles » et des (( aisselettes », la presse ne pouvant être employée qu'à serrer les étoffes placées entre des planchettes ou de simples lattes *.
Le tondage se complétait peut-être par de petites opérations à peine signalées, accomplies dans des conditions analogues à celles du tondeur dans l'espinçage, par les « esbouresses * », et les « recouseres ^ », les unes enlevant les défauts, les autres exécutant des manipulations.
Ces diverses besognes du tondage avaient luie valeur aussi bien commerciale qu'industrielle. Elles s'exécutaient, on le sait déjà, chez le marchand drapier et à la haUe comme chez le petit industriel '. Elles aboutissaient, en somme, à « aparellier » le drap *, à le mettre en état d'être « vendu et
1. Cf. Weckerlin, 50-51 ; et cependant Savary, Diclionn., 11, x" cotonner, dit qu'une étoffe qui ' se cotoniio » est une étoffe « mal tondue ».