Voy. tableau IX, S B
parties, le tissu et le roié. Dans les biffes dites « roies », la trame devait être de la chaîne, « fors li roie » ; cette prescription relative à la trame n'aurait donc pas été obligatoire pour ce « roie » qui. en ap))arence du moins, aurait été composé différemment ^ De plus, on interdisait de teindre l'étoffe appelée « buriel » en « escorce » ou « guède », « por couvrir le roie pour vendre por drap » : le fabricant aurait voulu probablement faire disparaître ainsi sous la couleur ce ([u'on nommait le roie, afin d'assimiler le buriel, tissu ordinaire, à une étoffe de meilleure qualité *. Par une certaine analogie enfin, dans la « tiretainne caiime roie », la chaîne pouvait être teinte en écorce, mais à condition que les deux tiers soient « campiaus » et le reste seul « roie ' ».
De ces manipulations diverses résultaient certaines conséquences. Comme tissus fabriqués, les roies se rencontraient dans trois groupes essentiels ; les draps ordinaires, les draps légers et les tiretaines. Dans la ])remière catégorie et d'abord à l'égard des dimensions, ils parai>saient pouvoir se faire en étoffes de grandeurs fondamentales diverses, « dras entirs » ou « pieches * », mais, dans certains cas, ils semblaient avoir des dimensions spéciales par rapport à celles des tissus ordinaires ^. En outre, on mentionnait des " dra])s entirs » encore ou ])lus si)étialement « moles », c'est-à-dire, on le sait. secs, de part et d'autre « roies ne omples * ». On paraissait ainsi opposer ces deux dernières catégories de tissus et la seconde, selon l'expression employée, devait se composer d'étoffes simjjles ou unies. Dans la légère draj)erie. les roies semblent être tantôt un genre spécial des tissus communs, tantôt une simple espèce des biffes, mais ((ui comiireiuiit à son tour plusieurs formes. Ainsi, on cnumérait les « roies sans ointure »