‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 744 sur 993 · Hrcuril, M · texte numérisé non relu

Hrcuril, M

des vendeurs de draps proprement dits pour les deux parties de la halle. Cette différence ne pouvait venir que du genre des étoffes ; les grands draps étaient sans doute beaucoup plus chers et se débitaient moins facilement que les petits ou les moles. Constituaient-ils ainsi l'élément principal du commerce d'exportation qui, suppose-t-on. ne devait guère passer par les halles ? On comprendrait en même temps que. par un singulier renversement, la taxe sur les et aux fût, en principe, infiniment plus élevée que sur les quariaux : peut-être faut-il y voir un exemple de la loi de l'offre et de la demande ; aucune concurrence ne se produisant pour la haute halle, les prix tombaient très bas. En fait, il est vrai que, pour les trois quarts des locataires d'étaux. cette différence était compensée par la possession de la moitié d'un étal seulement, ce qui égalisait à peu près les prix, 8 s. et 1 d. contre 6 s. et 1 d. le quariel ^. Mais la règle n'en subsistait pas moins, sans oublier qu'effectivement une dizaine de vendeurs avaient un étal entier et même, 5 et 3 en avaient deux. La vente des roiés et des toiles n'appelle pas d'observations bien particulières, sinon que les « estelées », possédés seulement par les marchands des premières étoffes et par les bourreliers, atteignaient le prix fort élevé et incompréhensible de 43 s., cherté qui expliquerait peut-être pourquoi leurs possesseurs n'en jouissaient en l'espèce que par quart ou par moitié ; quant aux toiliers. leur petit nombre ne fait qu'attester la restriction de leur industrie.

Du côté personnel, les noms des locataires montrent qu'au moins dans la presque totalité, ils n'appartenaient sans doute pas à l'aristocratie * telle que nous la connaissons un quart de siècle auparavant lors de la révolution urbaine. Peut-être cette dernière avait-elle amené une transformation complète dans le commerce urbain ; peut-être les intéressés

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