‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 746 sur 993 · Voy. |)lus loin · texte numérisé non relu

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Buperflu (le remarquer que toutes ces ventes se font au détail, sans qu'on puisse préciser si elles s'exécutent « en gros » — par étoffes entières — ou par aunes, mais la seconde conjecture est beaucoup plus probable.

Les documents précédents ont une valeur statistique générale. Au contraire, un certain nombre de lettres obligatoires, sous forme de chirographes échevinaux, s'appliquent à des cas isolés concernant soit presque exclusivement, à partir de la seconde moitié du xin^ siècle, des achats de « draps ^ », soit, à la fin seulement de cette même période séculaire, de très rares acquisitions de « toilles ^ ». Dans l'ensemble, la forme diplomatique et juridique de ces pièces, selon une règle bien connue et sauf un cas qui mérite d'être étudié à part, ne leur fait contenir d'une façon essentielle que les noms des parties, la somme d'achat et l'époque de remboursement. Les vendeurs, au xni^ siècle, sont sans situation sociale désignée, mais comme, d'après leurs noms, un très petit nombre d'entre eux paraît appartenir au patriciat *, cette restriction, à laquelle s'ajoute le peu d'ampleur moyenne des affaires, ferait croire que les autres trafiquants, la majeure partie, en somme, étaient des tondeurs. A l'époque suivante *, les choses s'obscurcissent par trop, on le sait, pour conduire à des conclusions, même aussi restreintes ; cependant, certains des vendeurs sont indiqués comme « drappiers * ». Les acheteurs sont des Douaisiens surtout ^ ou des forains régionaux ', mais de situation toujours indéterminée. Pour le côté réel des achats, en deliors de cas très exceptionnels à tous égards, comportant des acquisitions de « 12 aunes de drap »

2. P.J. 781 ; joindre deux autres ex. du 28 déc. 1291 et du 25 janv. 1292 (Arch. comm., FF 660) ; puis, au xiv» s., par ex. un aohnt de « toilles et de cauchiers » (P.J. 1075).

3. On ne voit guère à citer que « M. Pickette >• (P.J. tiOli).

5. P.J. 1325, 1528 ; joindre un « tisserand n, un i tainterier - (P.J. 1050, 1526).

6. Remar<|uer un car])entiers . un a pottier.i dVstain (l'.J. 1050, 1528).

OU d'une « cote ^ ». payables de part et d'autre 16 s., on ne mentionne que des échanges <( de » draps ou « de » toilles, sans préciser davantage. Ces indications, de forme collective, jointes à la nature des prix variant entre 26 et 30 Ib., autorisent à admettre des opérations portant sur plusieurs tissus à la fois. Les paiements enfin s'exécutent presque toujours dans l'année et généralement en une échéance -, très rarement au-delà de douze mois *. Ces actes ne peuvent donc être passés sous silence, mais chacun d'eux est trop vague et leur ensemble forme un tout trop peu caractéristique pour donner lieu à quelque remarque précise, qu'il sagis.se de la situation des parties, du lieu dachat même et du but de l'échange, et aucune hypothèse ne paraît être permise sur ces divers points.

Une dernière pièce de la seconde moitié du xiii* siècle. bien que de forme diplomatique et juridique analogue aux précédentes, est cependant plus intéressante *.

En juillet 1278, un individu de Lagny-en-Brie, sans état social désigné, reconnaît devoir à " Grart Tarin, bourgois de Douay ». pour un achat de " 13 tiretaines de flocon », 40 Ib. payables avant la prochaine foire de Chàlons-sur- Mame. Le débiteur, comme toujours, a « enconvent », gagé sa dette « à lui et au sien » et en particulier sur les étoffes, que le créancier doit garder jusqu'au règlement des comptes. Il s'engage aussi, jusqu'à ce moment, à ne pas les « vendre ne enwagier ne baréter ».

L'acheteur est évidemment un marchand de Champagne : Lagny est l'une des villes où, on le sait, se tiennent les foires de cette province, dont l'iuflucuce est encore prouvée par la date du paiement, qui doit avoir lieu avant la fustc » de

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