‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 755 sur 993 · Voy. plus haut 788, n. I · texte numérisé non relu

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partie de l'étoffe, à un nombre craunes de drap par exemple : aussi la somme correspondante est-elle très peu élevée ^. Si inversement, on n'a aucun renseignement sur le tissu et que le prix seul soit stipulé, il est presque toujours considérable, atteint en moyenne i:)lusieurs centaines de livres et monte jusqu'à 1.189 et 1.278 Ib. ^ : dans ces conditions, la quantité des tissus ne peut être que très forte.

Dans un cas comme dans l'autre, il est d'ailleurs possible qu'on ait simplement affaire à une indication de comptabilité et non à un renseignement commercial proprement dit. D'une part, on a jiassé une commande d'une grande quantité d'étoffes, mais l'un des tissus, ou même une simple partie de l'un d'eux, f)our un motif que nous ignorons, a été livré en retard, ce qui nécessite un compte spécial et, en somme, on n'a là cju'un élément d'un achat en gros. Inversement, il est tout aussi légitime de soutenir, à l'égard des sommes importantes, qu'elles ne sont qu'un composé de petites acquisitions de détail réglées en même temps pour plus de simplicité et dont on pourrait justement regarder les achats très minimes précédents comme des exemples. Mais il est probable que les deux hypothèses ne sont pas absolument plausibles. Tout d'abord, comme la livrée des comtes se distribuait à des époques fixes, forcément les achats devaient avoir lieu aussi à des moments déterminés et, en raison du chiffre des individus à « viestir », ces acquisitions ne pouvaient que comprendre un nombre considérable de tissus. Mais nous savons aussi ])ar ailleurs ', car les comtes ne se fournissaient pas qu'à Douai, que ces mêmes seigneurs avaient parfois l)esoin d'un draj) entier ou d'une jiartie seulement qu'ils demandaient et obtenaient sans difficulté de leurs fournisseurs habituels : c'est que bien que ce genre d'achats ne fût pas courant, ils constituaient ciix-inêraes des clients un peu

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