‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 78 sur 993 · Voy. ci-demuH · texte numérisé non relu

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ment, il comprenait une taxe d'entrée ^ sur les petits objets en terre, osier ou bois, introduits presque exclusivement par terre, car, par la voie d eau, on ne mentionne que quelques produits en osier. Cet impôt se payait en nature, d'une façon fixe. " toutes les fies que on aportait » les marchandises, et devait se répéter par conséquent à chaque inti'oduction ; il revenait à égahté aux deux mêmes bénéficiaires des taxes d'étalages, le châtelain et l'éculier du seigneur de la terre. Le premier vendit à la ville la partie terrestre de son droit, ainsi qu'il le fit pour les patentes, en 1263 ^. Mais il garda les menus tonlieux de l'eau : ils devinrent un élément des i( wienages de l'iauwe » de la Scarpe et de l'Escaut dont la comtesse Marguerite fit rédiger le tarif en 1271 ^. Dans la partie de la rivière soumise plus ou moins directement à la juridiction échevinale, on comptait quatre de ces droits d'amont en aval : le wienage de Douai, qui revenait au châtelain et au gavenier * dans les proportions respectives de deux et d'un tiers : celui de L'EscarpeUe, au sire de Montigny, vassal du seigneur douaisien ; celui du châtelain encore et du seigneur local au pont de Rache, à la travensée de la Scarpe par la route de Douai à Lille sur un pont-levis ; enfin, celui de Lallaing au seigneur local. D'une façon générale, le wienage de Douai comprenait les menus tonlieux de l'eau, frappant les petits objets en bois, osier ou terre amenés par eau, et de plus une taxe sur le sel, les légumes, les fruits et les bois encore : un certain nombre de marchandises diverses « passaient frankement'' », sans motif apparent. Les wienages de Montigny et de Lallaing ne présentaient rien de particulier. Celui de Rache, exception faite pour le sel, n'était perçu que si le bateau transporteur entraînait la levée du pontlevis ; c'était d'ailleurs aussi un pontonage pour les denrées

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