Cf. ci-UciHiuit, U31-U
restait toujours le même, d"après son unité, encore une fois à la pièce ^. Pour un lot de matière, le règlement était absolument proportionné au nombre d'objets manipulés : on a là, si l'on veut, un second caractère, quoique secondaire, de la rémunération. Aucune réduction n'est faite, semble t-il, sur la totalité de la besogne.
En principe, puisque telles conditions étant données* , le travail ne varie jamais et doit s'exécuter en c^uelque sorte automatiquement, le salaire non plus ne doit jamais varier, en théorie, pour chaque sorte de travail : il ne peut exister plus d'initiative dans le paiement de la besogne qu'il n'en saurait apparaître dans la confection même de l'ouvrage : c'est une question d'ordre légal à l'exemple des autres. L'employeur ne peut ignorer d'avance la dette dont il sera redevable, comme le fabricant a la possibilité de prévoir le gain qu'il recevra. La prévision de son salaire est même d'autant plus certame que le donneur et le repreneur de travail n'étant pas différents, le fabricant a à rendre au même individu une quantité de matière ouvrée exactement correspondante à la matière ouvrable qu'il en a reçue ^ ; ainsi, non seulement l'unité, mai.s la totalité, non seulcTuent la base, mais la somme de son paiement peuvent lui être par avance exactement connues. Rien ne paraît plus naturel, puisque le pouvoir échevinal s'est montré expressément dans toutes les (questions de technique et qu'il les a minutieusement réglées, que de le voir intervenir encore dans ce (pii est la conséquence et la fin essentielles du travail, c'est-à-dire dans le paiement, et par suite de le voir fixer d'inie façon aussi détaillée et aussi précise que possible tous les prix : cette seconde forme de réglementation n'(st que le résultat presque obligatoire de la première.
Cependant, l'autorité urbaine ne se montre pas toujours,