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OU ne pas exister. La première des dispositions industrielles précédentes se comprend d'elle-même, la seconde visait sans doute à empêcher la fabrication des tissus qui, faits en partie dans la ville, n'auraient cependant ])as été vendus au dehors comme étoffes douaisiennes : ainsi, des secrets de fabrication auraient été dévoilés, des fraudes, des contrefaçons auraient pu se produire. En somme, ces deux mesures tendaient naturellement à obliger l'industrie à rester urbaine tout entière : une transplantation partielle aussi bien que totale aurait amené, semble-t-il, sa ruine complète. Ce second genre de dispositions complétait directement le premier, intéressant la fabrication qui précédait l'ajîprêt.
La ville paraît s'être occupée aussi d'une sorte d'état mixte et composite ^ Les forains, qui désiraient « faire faire » dans la cité non ]ilus de simples manipulations, mais des tissus entiers, et avec l'intention probable de vendre ces derniers sur place, se le went longtemps interdire, pendant tout le régime patricien du xiii*^ siècle^. Ce ne fut c^u'en 1298, on le sait, qu'on autorisa à leur profit la confection locale de certaines « pièces », sans doute des étoffes inférieures, dont la vente ne se faisait, en outre, que sur un marché sjiécial de forains *, servant également à l'écoulement des tissus importés *, et dont l'exportation paraissait être interdite, à moins qu'elles ne fussent ?ans doute déjà tondues *. Ces défenses et ces restrictions assez obscures visaient-elles à limiter le travail local dont la fin commerciale ne serait jias revenue à