‹ La vieille de seize ans, comédie-vaudeville en un acteChapitre 22 sur 27 · SEMBLE · texte numérisé non relu

SEMBLE

OBBAÏN.

Tous n5 me semblez pas si mal,

NICOLETTE

Je suis toute ridée.

URBAIN

Je me risque. . . C'est égal.

» NICOLETTE

Quoi! me prendre pour femme!

De moi vous avez pitié. . .

URBAIN

Non , j'vous l'jur', sur mon âme, C'est encor par amitié.

URBAIN

C'est toi qu'j'aimai toujours !

Et j't'aime encor avec ivresse , >*Oui, mes derniers amours,

Seront pour ma première maîtresie !

Donn'moi ta main. . .

NICOLETTE

Tu l'veux, Urbain f

URBAIN

Pour prix d'mon cœur.

Reçois mon cœur,

URBAIN

Ah quelle ivresse !

NICOLETTE-

Ah quelle ivresst l

L'existence , alors je le voi ,

Aura ben des charmes pour moi.

tous bsux.

Pour jamais je m'engage

A l'objet de mes vœux !

Je le sens i . . A A Tu le vois | itoutagev

L'amour peut nous rendre heureux.

NICOLETTE

Mais non, non... Urbain^ ça ne se peut pas!..,

URBAIN

Et pourquoi?

NICOLETTE

Songe donc, comme je suis.... ejt toi..., je serais jalouse La Vieille 3

d'abord, et si je te voyais en aimer une autre , pins jeun que moi, je ne t'en voudrais pas!., mais j'en mourrais, je le sentons là! Urbain...^estàtoi de choisir une femme de ton âge, épouse-la..., pense quelquefois à ta pauvre petite vieille, et laisse-moi partir.

urbain, avec feu.

Non jarni^ tu n'partiras pas... est-ce que j'tiens à quelques années de plus ou de moins? d'ailleurs tu es encore la plus belle pour moi... je le vois com*ne tu étais a seize ans... aussi jolie... aussi aimable... ben mieux,, car à présent tu ne seras plus coquette, n'est-ce pas ?

JUCOLETTE.

Est-ce que je peux?

URBAIN

Ah c'est vrai... je n'y pensais plus... mais, c'est égal, tu m'aimes, tu me le dis,., eh ben! moi aussi, je t'aime plus que jamais , je ne te quitterai pas , et j 'saurai a force d'amour t'faire oublier ta vieillesse et tes rides.

nicolette, mettant la main sur son cœur.

J 'crois que M. Coquelard avait raison.... quand on est aimée... ça vous rajeunit. Faut que tu m'aimes bien,, car depuis que je t 'écoute, je me sens toute autre. urbain,, saisissant son idée.

Eh bien ! si tu retrouvais tes seize ans, ta figure, tu m'épouserais tout de suite.

2VICOLETTE.

Ah! je serais trop heureuse... Comme tu me regardes , Urbain!., est-ce que ça revient?

URBAIN

Air : Quand toi sortir de la case.

Ce miracle de tendresse, Grâce à moi s'accomplira ; Sur mon cœur quand je te presse , Tes rid's s'effacent déjà.

WICOLKTTE.

Oui , je sens fuir ma tristesse , 11 m'sembi' que j'suis mieux déjà.

(Urbain la eoiduit vers la fontaine et la soutient.)

Oui vraiment I «JA j mieux déjà.

I 1 SUli ; '

Ta beauté renaît.

PCKÎOLETfB.

Est-ce un rêve f

UBBAIAT.

Mais ce prodige si subit , Que ce tendre baiser l'achève?

{Pendant quelle est penchée vers la fontaine y il l embrasse y et fait tomber sa coiffe de vieille.)

UBBAIÎV.

Vois comm* cela t'embellit.

ni COLETTE , frappée.

Dieu ! comme ça m' rajeunit.

UHBATIV.

Vois comm' ça te rajeunit.

jvicoLETTE, avec joie et jetant sa mante.

Urbain... c'est Lien moi... voila comme j'étais... et c'est à ton amour que je le dois (Vivement.) ma Marraine, ma marraine!...

(Pendant quelle appelé, Urbain remonte le théâtre et a Vair de faire signe à Jolibois.)

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