SCENE VIII
LÉONARD, PÉTÉROFF.
PÉTÉROFF, à la cantonnade, C^estbien, je me charge de tout, je prends tout sur moi.
Eh! mou Dieu! qu'y a-t-il donc?
PÉTÉROFF.
Ce qu'il y a, Monsieur, ce qu'il y a? l'événement le plus inconcevable, le plus inoui, le plus extraordinaire, et cependant le plus naturel [retournant à la cantonnade). Vous disposerez tout dans Toratoire de Madame, car c'est en secret , en petit comité , entendez-vous bien?
LÉONARD
A qui en avez- vous ?
PÉTÉROFF.
A qui? à toutle*monde! car je suia chargé de tout, et une cérémonie comme celle-là, sur-le-champ, à l'improviste, en une heure; je sais bien qu'il n'y a pas de temps à perdre, mais il faut ma tête, ma capacité (.9e retournant vers deux domestiques qui entrent).
Ah! VOUS autres, moniez à cheval sur-le-champ, et portez ces invitations à toute la noblesse , à tous les seigneurs des environs. 11 n'est pas nécessaire qu'ils assistent à la cérémonie , mais il faut qu'ils soient au repas, entendez- vous? ce sont mes ordres et ceux de Madame. Partez,
LÉONARD
Ahl ça, m'expliquerez- vous enfin,..
PÉTEROFF.
Oui, Monsieur, oui, je suis à vous, car vous entendez bien ( regardant un papier qu'il tient à la main,) Ah! mon Dieu! cet acte que vient de me remettre Madame , ça ne peut pas aller ainsi 5 mais elle s'avise d'arranger cela elle même, et sans me consulter; Dieu! si je n'étais pas là pour tout réparer... Pardon, Monsieur, je cours chez notre homme de loi et je reviens dans l'instant. ( Il sort, ) ÛX