‹ La Vierge et les Sonnets; poèmesChapitre 1 sur 40 · IL ÉTAIT, AU DELA DES JEUNES FRÉNÉSIES · texte numérisé non relu

IL ÉTAIT, AU DELA DES JEUNES FRÉNÉSIES

Il était, au delà des jeunes frénésies, Un coin inaccessible et noir dans la forêt. Cette forêt était mon cœur, ce coin secret, La source où s'en venaient boire mes poésies.

Que si je t'ai jamais aimée, enfant^choisie, Si mon rythme a jadis g'émi sur tes bras frais, Je te cachai cette heure où je me "retirais Pour écouter le flot où nageait l'harmonie.

Je t'adresse aujourd'hui cette confession :

Laissant l'échelle d'or et ses illusions,

Quand s'effeuillait dans l'agrandissement des choses,

A travers les pertuis des dômes de ce bois,

Sur l'eau pure, un couchant fait de bouquets de roses,

C'est Dieu que j'appelais, je m'éloig-nais de toi.

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