‹ La Vierge et les Sonnets; poèmesChapitre 31 sur 40 · Rien n'a pu la défaire, Rien n'a pu la chasser · texte numérisé non relu

Rien n'a pu la défaire, Rien n'a pu la chasser

On voulut la noyer, Mais sa pesante pierre Se mit à surnag-eï^.

1 1 . C'est la pierre angulaire

Dont Dieu même a construit, Par g-rand amour, ce nid Où notre cœur s'éclaire Gomme un astre la nuit.

CANTIQUE DE N.-D. DE SARUANGE l35

12. A l'église elle trône Dedans sa chape d'or, Sous de massifs trésors, Avecque sa couronne Et son Fils, notre Fort.

i3. 0 très humble oratoire, L'un des plus anciens Où Notre-Dame vient 1 La colombe aime à boire Aux sources des ravins.

i4. Avant que ne se posent Ses pieds comme deux lys A Bétharram, et puis A Lourdes sous deux roses Sarrance, elle t'élit I

l36 L\ VIEIXGE ET LES SONNETS

i5. Ceux qui à Compostclle Vont tenant un bourdon, Des coquilles au front, Font halte à la chapelle Où les Prémontrés sont.

i6. Avec les pauvres hères Voici Gaston de Foj, De qui la haute foi Rend hommage à la Mère Du Roi parmi les rois :

Isabelle qui pare

De Phœbus le blason ;

Et le roi d'Aragon

Et le Mauvais Navarre ;

Louis onze, Henrion.

CANTiQl-E DK N. D. DE S ARRANGE 187

18 . Les berg-crs et berg-ères, ' Aux sons des chalumeaux, S'en viennent des hameaux :

Boscdapous, Gej, Ichère, Sayquet, là^haut, là-h-jut...

De ces mille vlllag'es SI propres que leurs murs Elevés dans l'azur Ressemblent aux nuages e neig-e et de vent pur.

20. Ceux que le mal accable L'ont vu s'enfuir parfois Comme l'oiseau des bois, Lorsque la Mère aimable Montrait sa douce voix.

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