ACTE PREMIER | 45 GASTON
En tout cas, après demain, il y a la matinée des Bellines. Et, le soir, lui permettrez-vous de venir aux Français, maman; je crois que c’est un per“ risqué pour elle... Je ne vous conseille guère de l'y mener...
LA DUCHESSE Je ne pense pas qu’elle soit d’ailleurs remise d’ici là.
LE DUC, parlant au domestique.
Qui est-ce ? (Le domestique explique à voix basse.) Faites entrer dans le petit salon. (11 descend en hâte.) Laisseznous, votre mère et moi, s’il vous plaît. une visite à recevoir. (A Diane.) Toi, monte dans ta chambre... (Se reprenant.) enfin. comme tu es souffrante, je veux dire, monte te reposer. (Il prend à part la
duchesse.) C’est elle.
LA DUCHESSE
Déja?.. (Haut.) Allez, mes enfants. Gaston, laisse ta sœur se reposer Nrpaute
GASTON
Mais je n’ai auctne intention de l’embêter. f e
dois moi-même ressortir dans quelques: instants, fs
10e k N'AURA k :
SRE) LA VIERGE FOLLE LE DUC, bas à Diane.
Va, nous reprendrons cette conversation tout à l’heure.
DIANE Bien, papa.
Elle sort. & GASTON, sur le seuil.
Sérieusement, vous n'êtes pas inquiets? Elle n’est pas malade? Il n’y a rien enfin?
LE DUG
Rien du tout, je t’affirme... nous n’avons pas la moindre inquiétude à son égard... deux cachets d’antipyrine et il n’y paraîtra plus.
GASTON
N'oublie pas de-me donner une réponse pour le
diner. | ‘ LE DUC | Ce soir... ce soir: (Gaston sort. Le duc et la duchesse
seuls. Mouvement de la duchesse.) Je vous en prie je sais ce que j'ai à faire...
Mais si, par hasard, elle ne se doute de rien, ne | soyez pas trop brutall à