CY FANNY
He + moins du monde, j je vous assure. Je vous * Le dirais très franchement... Et puis, voilà... ÿ' ai { RATES Fan, L 1 40 |
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fini. (Elle quitte la table et s'approche.) Il va bientôt falloir, du reste, que nous nous en allions tous. Nous avons organisé un thé. au Ritz... Il est indispensable que nous y soyons à cinq heures... Ah! et puis, nous serons encore obligés de diner en toute hâte, cé qui est insupportable. j'ai horreur de ça... parce que nous allons à la répétition générale de l'Opéra...
GASTON
Ah! tiens, je ne me rappelais plus... c’est ce soir...” J'ai, moi-même, un vague strapontin.
FANNY
. Eh bien, nous nous retrouverons tout à l’heure encore.
GASTON
Vraiment, vous allez au Ritz? *
FANNY “ Pourquoi? Il ne faudrait pas? C’est mal?
GASTON d sl
Vous avez passé la journée avec M. Armaury? +
FANNY ‘ 108
Pourquoi tout cet étonnement ? Puisque je vous le dis! ; Gt
LE INITIRE PRO: à el “
© ACTE DEUXIËM FA
GASTON, après une dernière hésitation, prenant brusquement son parti.
Écoutez, c’est stupide. c’est idiot, mais avec vous, je puis user de franchise. Je suis la victime d’une plaisanterie de la dernière catégorie. Je n’éprouve aucune gêne à vous mettre au courant et vous en rirez comme il faut en rire.
FANNY Qu'est-ce que c’est?
Ve . GASTON
Jurez-moiï, par exemple, que vous ne le direz pas à M. Armaury, tellement nous pataugeons dans le grotesque! Il pourrait, malgré notre camaraderie, m'en vouloir de vous avoir mise au courant.
FANNY Je vous écoute.
| GASTON
Tout à l'heure, après déjeuner, nous étions seuls, le secrétaire et moi. Avec les plus grands ménagements, il m'a remis une lettre, trouvée dans le courrier qu’il dépouille toujours, une lettre d’un ordre tel qu’il n’osait pas la communiquer à. mon père. Il flairait bien, lui aussi, la mystification, mais il s’est cru obligé de m’avertir, et avant
tout autre. (Il tire une lettre de sa poche et la tend à Mme Are maury.) Je m 'empresse de vous dire que je n’aipas !
Vus
112 LA VIERGE FOLLE coupé une seconde dans cette fumisterie d'un goût. (II la surveille.) n’est-ce pas?
Elle parcourt, puis se met à rire,
FANNY
Eh bien, c’est gai pour votre sœur! Voilà qui est charmant, en effet. un rien, mais délicat. (Elle s’interrompt, puls avec froideur.) Dites-moi, l’offense n’est pas seulement dans les termes que contient
cette lettre, mais elle paraît aussi dans votre.
présence ici même, et...
GASTON, vivement,
CR PTT!
e à PERS é
Pas le moins du monde... Je vous prie bien de .
croire que je n’ai pas pris au sérieux cette ordure...
M. Armaury enlevant ma sœur!.. j'avoue qué Je ne! -
vois pas bien ça...
FANNY, l'invitant à parler plus bas, montrant du Le : la porte du salon d'attente.
Chut!..
| GASTON
* La meilleure preuve du peu de créance que j'ai ajouté à la missive n’est-elle pas dans la simplicité avéc rue je vous mets au oétrant it