‹ La vierge folleChapitre 52 sur 87 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

- Ah! je reconnais la trompe de votre auto.

FANNY, rapide.

Oui, elle vient nous prendre. Elle est même un

peu en avance, mais nous devons. dépêche-toi,

. Marcel... nous devons être au Ritz dans une demi- | heure. .… ,

| ARMAURY, sans comprendre, Au Ritz?

FANNY, lui faisant des signes de visage.

Mais oui... tu sais bien. le thé... .

ARMAURY Ah! oui... oui... c’est vrai...

FANNY, ayant peur que l’invraisemblance du costume d’Armaury ne,soit remarquée par Gaston.

Tu viens en veston, n’est-ce pas?

ARMAURY Bah! avec un pardessus.

Û FANNY , Naturellement. | if GASTON Jem’en vais... jene veux pas vous déranger plus . longtemps.

VANNY, de pus en plus pressaute,

Mais non, mais non, restez! Nous descendrons ;

tous les trois ensemble, RE: LATE {

ABMAURY, ‘ns, à sa femme, N

{ 2 Me comprendras-tu à la fin! Jé vais la mettre - dans l'auto ui la reconduira chéz elle... tu vois k

* bien que c'est le moment... La clefl Elle ne répond pas, Û é ,

ee Le

FANNY, h Gaston, CAT 4 De quel côté allez-vous? Nous vous mL" 4

LEBEUN D Oh! ne prenez pas la poine de me remettre sur mon chemin, nous n’allons pas F7 du même | côté, je rentre à la maison. fu}

GASTON

VANNY, prenan sur là table d: papier,

N'importe... nous vous déposerons. Avant, per mettez que je demande un renseignement à mon mari sur une phrase qui ne me paraît: ‘pas ÿ très ri 1 claire, une phrase qu'il m'a dictée. ‘4

ES

GASTON : Faites, faites... je vous en price. ÿ

TT PANNY, haut, z #éioignsnt de Gaston, aprés à / fouilléts sur le bureau,

” Marodl tu m'avais demandé de relever une 6 ta

VOLIENT . UE

Je

r AFTE ,

tion. C’est un peu confus. Ici... (Feung äture son mari en tenant la feuille à la main. Elle s’assure du 1egard que Gaston est occupé à regarder discrètement un vérascope qui traïnait

sur la table. Et alors, grave, tout en ayant l'air de parcourir le Ù tulle.) Écoute. écoute bien. voici la clef. Ré-

fléchis à l'importance de ce que je fais en te la

donnant. Je pourrais aller lui ouvrir moi-même... la laisser descendre. eh bien, non... Je fais ce que

tu me demandes, je te donne la clef... (Elle le regarde fixement) Marcel, réfléchis bien, tu es libre... C’est

à toi d'agir selon ta conscience.

D'un geste simple, elle lui tend la clef.

ARMAURY, bas, sans sourciller.

Donne... (lt prend la cle) Empêche-le seulement d'aller à la fenêtre pendant quelques instants,

qu'il ne puisse pas la voir traverser la cour... (Haut) Eh bien, dites-moi, Gaston, maintenant, je suis à

vous. Une seconde, je vais mettre mon chapeau, je reviens, et nous descendons.. +

. GASTON, de loin.

C'est cela, mon cher.

ÉENES Armaury sort, ualurel, sans se presser, par la gauche.

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