‹ La vierge folleChapitre 81 sur 87 · EU: | ARMAURY SEEN AT · texte numérisé non relu

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bé Dee Qui. HAE} a 4 Il va à la table. Quand il a rapporté le verre rempli, et T0 pendant que Fanny boit, il fait habilement disparaître er: ‘de la main un peiguair qui traînait et le jette dans la } salle de bains. Elle voit le geste et dit : un. ) 4 FANNY c L. Fa Ne te donne pas la peine, val! Je ne regarde rien! pet U 2e Depuis que je suis entrée ici, c’est le tapis que je D):

fixe... Je ne sens même pas ce parfum de verveine, | cette espèce de parfum de verveine qui doit être

& | le sien, qui a rempli toute la ping pa A

‘4 ÿ | ARMAURY, résolument et comme agacé, D «+

# C’est pourtant au nom de ce seul sentiment Ja, KE

… Fanny, que je te demande, et pour toi-même, de ? à réintégrer ta chambre... c’est un sentiment profond de décence. A

FANNY 08 Ah! la décencel qu'est-ce que tu dis à. Tiens,

| pose le verre.

ARMAURY.

‘Tu as sommeil, tu es fatiguée... |

] FANNY

4 r4 Né è a 2 2 . Mais dir mais oui, je m en vais... Aie Fe ve,

DR De

ATLAS. x F s j ï ké & | É messe formelle que tu ne sortiras pas d'ici, avant . . . ie demain midi? on

- ARMAURY à ns

J'ai peur de promettre une lâcheté.. Le

FAN NY

Je t'en priel laissons les définitions de mots. 1 promets... (Geste de Marcel.) Je ne > demande pas autre chose... :

© ARMAURY | Ÿ

C'est faitl Ë

FANNY, se levant +

Bien! Je te tiendrai au courant de la suite, soit

par une lettre, soit par une dernière demande | d’entrevue.….

SUV ARMAURY FES

© Parfaitement. Reste ‘dans + cparbre, Fanny: "0

NC.

dors FOREES Le

Cr,

FANNY, qui ie pas lent se retire. : «4e =

Dormir... (Elle entr buves la porte et la referme aussitès à: We

Il faudrait que j je sorte d'ici, Félectricité éteinte... Je vais me glisser. sans bruit dans le couloir. Il£ est nécessaire qu'il ne me rencontre pas ni ne re

Te Je pee" “°F 4 L'MTINST RE ILAEESSS Le RE SU it 2, : TE

202 LA VIERGE FOLLE | connaisse ma silhouette. Je pense d’ailleurs qu'il se sera couché!.. Il a dû remettre à demain matin...

ARMAURY

Oh! ta sollicitude a sûrement très exagéré...

D'abord, dans un hôtel, des scandales de ce genre sont impratiques à réaliser. C’est un enfant, d’ailleurs.

FANNY

Les enfants! je suis payée maintenant pour sa-

voir jusqu'où ils peuvent aller dans leurs résolutions!. Elles valent les nôtres, et au delà...

Éteins, veux-tu. éteins l'électricité. . (ll ne reste plus

qu'une petite lampe. Fanny ouvre la porte du couloir. C'est une double porte comme les portes d'hôtel moderne, L'une intérieure est en bois, la seconde derrière est capitonnée, Elle a donc poussé la seconde porte, et l'on aperçoit le couloir, au dehors, faiblement

éclairé à cette heure tardive. Elle s’avance sur la pointe des pieds

et, encapuchonnée de voile, elle écoute. Fanny, à voix basse:)

On marche dans le couloir. (Elle se rejette en arrière et S

laisse retomber la porte capitonnée.) ll est là, il est là, sûre-

ment... J'entends quelqu'un qui marche, j'en étais

sûre...! (Elle a reculé jusqu'à Marcel.) Ah! que j ai été bête! je n’aurais pas dû ouvrir cette porte... Si c’est. - lui qui guette, il va se demander pourquoi cette porte vient de s fr ouvrir si mystérieusement.….

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F2 CAGE QUATRÈME 0

ARMAURY

Mais non, rassure-toi, Fanny. C’est quelqu'un

de F'hôtel qui passait...

FANNY

H est là... te dis-je. il guette. Et puis la porte ;

a grincé... quelle maladresse. il faut que je reste ici quelques minutes encore... je ne puis pas sortir.

ARMAURY

Eh bien, attends, attends. le temps que tu voudras.

FANNY

Rentre dans ton appartement. Adieu. {li se dirige vers la porte de sa chambre. Tout à coup elle se redresse.)

Écoute!... on frappe à la porte... Tu vois... Qu'est-ce’

que je disais! Ah! le gredin!... * En eflet, un imperceptible toe toc, comme un frottement sur le bois a eu Jieu. Marcel a un mouÿement pour aller

fermer la première porté qui est restée ouverte, elle le retient èt le repousse. Colloque à voix étouftée.

ARMAURY Laisse-moï fermer la porte.

: FANNY, à voix basse.

Non! Non! Surtout pas! C’est sûrement pour à

Fe à | es » =

pas entrer! Et s’il ose, tant mieux! Il faut que ce soit moi qu’il trouve... Il serait désarçonné de me 1 trouver là.

ARMAURY

Je ne veux pas!

FANNY

Et moi je l’exige.. c’est l’instant de l'explication! 1 A Ah! la canaille!… Rentre, rentre. pas toi icit. 4 pas toi! (Elle le pousse avec véhémence. Dans l’ombre, ils 4 chuchotent et luttent.) Disparais!… Je le veux... Et si | je le croise en sortant, tant mieux! Va donel.…. F va donc! Laisse-moi partir seule...

{ ‘ > ds 4 DA” - Dans la brève poussée il a obéi. Il s’est gliseé dans, la « 7 chambre de Dianette. Fanny éteint brusquement la der= ; nière lumière et se cache dans le fond.de la pièce. Elle, attend anxieuse.. Un moment se passe. Tout à coup : - la porte d’entrée grince doucement ets ’entrouvre, avec " | une précaution infinie... Gaston de Charance! pénètre Fa, avec précaution, passe la tête, regarde, puis, n’entenÿ dant rien, ne voyant rien, pénètre de quelques pas dans Ÿ la pièce. Fanny donne brusquement l'électricité. Gaston À de Charance sursaute, se retourne et voit Fanny.

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