‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 2)Chapitre 18 sur 46 · AVERTISSEMENT. XXXI · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XXXI

avons reçu encourage notre confiance. Plusieurs cependant n'ont gas goûté notre dessein; ils l'ont taxé de mysticisme : nous ne sommes pas, disent-ils, de notre temps, et nous nous trompons de siècle. Nous n'avons pas le droit d'accepter ce reproche ; car ce n'est pas à nous, proprement, c'est à notre sujet, c'est au Christianisme qu'il s'adresse. Nous avons exposé ce grand objet de nos Études ; nous nous sommes appliqué aie rendre accessible : mais nous ne saurions en humilier les exigences devant celles du lecteur. La Vérité divine souffre violence. Elle ne s'accorde pas avec le tumulte de la rue, ni même avec le murmure du salon : elle demande une sphère d'attention plus écartée, plus élevée au-dessus de tous ces faux bruits de la terre qui empêchent d'entendre les concerts du Ciel : elle veut de ces âmes intérieures, de ces esprits recueillis pour qui sa vue est une fête, et qui, dans la joie de sa contemplation, disent comme l'Apôtre : « Seigneur, il nous est bon d'être « ici ! » Les autres ne sauraient de prime abord la goûter.Ils sont encore pour elle comme ces disciples d'Emmaus, auxquels le Christ ressuscité vint se joindre dans le voyage, et qui le traitèrent en étranger ne sachant pas les événements^ Ils ne le reconnurent pas, dit l'Evangile, parce que leurs yeux éldÎQni retenus"^. Com-

* Lue, XXIV, 18.

2 Ibid.

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