VIII APPRÉCIATION
l'Incarnation, montrant l'union intime et nécessaire qui existe entre l'Incarnation de Dieu et la Maternité divine, entre Jésus et Marie. Dans la seconde, le docte et lumineux écrivain étudie dans le détail ce qu'auparavant il n'a contemplé que dans l'ensemble. Il pose d'abord les grandes idées chrétiennes qui sont comme le fondement des grandeurs incomparables de la Vierge Marie; puis il scrute l'Évangile, et trouve dans la parole même de Dieu la confirmation détaillée de ce qu'il a exposé précédemment.
Ces deux livres, La \ierge Marie dans le Plan divin, eiLa Vierge Marie d'après VÉvangile, sont un résumé de tout ce qui a été écrit de plus beau, de plus touchant, de plus instructif sur la Sainte Vierge. L'auteur leur conserve avec raison le nom d'Études philosophiques ; ce ne sont pas, en effet, des livres de piété, mais plutôt de haute philosophie chrétienne, pleine de lumière et de vie. Dans les livres de philosophie mondaine, une métaphysique aussi creuse que fatigante nous est présentée sous le pompeux vêlement de grands mots inintelligibles. Dans la métaphysique chrétienne, et en particulier dans tous les ouvrages de M. Auguste Mcolas, la vérité, quelque élevée, quelque profonde qu'elle soit, est toujours, au contraire, vivante, pratique, consolante, autant que simple et accessible. Les penseurs y trouveront mille traits de lumière, et un tout complet dont l'ensemble relève le détail, et dont chaque détail prouve à son tour l'ensemble. Ils apprendront à aimer de plus en plus la vérité chrétienne, et à chercher, dans l'approfondissement des données de la foi, la philosophie seule féconde, seule digne de ce nom.
En un sens, cependant, ce double ouvrage de M. Ni-