SATYRE AU REPOS
Trouve a la Villa Hadnana.
(Miisée du Capitule à Rome )
A Font émoi ng édit
ART ET NATURE
en 1769 (British Muséum), une autre slatue debout {fig. 488), tenant une massue sur
l'épaule (Lansdowne House), puis {fig. 487) un Hercule couché (Vatican, Chiaramonti),
d'une facture lourde '.
Ligorio cite quelques statues de Vénus de même modèle que la célèbre Vénus du
Capitole qui se trouvaient au théâtre latin et à la Piazza oVOro; l'une avait été transportée à la villa d'Esté ; mais seuls le corps et la jambe gauche sont antiques. Une autre statue de femme, probablement Vénus, entièrement drapée, fut trouvée par le duc Braschi, un des propriétaires des terrains de la villa. Elle a quelque analogie avec la Vénus Genitrix; toutefois la tète et la partie inférieure sont modernes {fig. 490).
Nous ne rencontrons aucun Mars, mais un Apollon citharède nu {ûg. 491 ) FlG- 48(i- - Statue de Jupiter
(d'après Clarac) (BLUMrELL
trouvé par le comte hall.)
(Restaurations : Bras gauche, moitié de redC Ct actuellement gavant-bras droit; peut-être au,si
1 aigle.)
disparu; un autre
Apollon (Berlin, Skulpturensammlung 54); puis le groupe si reproduit d'Apollon et Hyacinthe ou Ampélus [fig. 492) (Londres, collection Hope). Clarac, pour ces statues, ne croit pas que le bras droit d'Apollon, rétabli à l'épaule, ait eu le mouvement donné par la restauration. La main d'Apollon devait s'appuyer sur la tête d'Hyacinthe, qui du reste a un arrachement, attitude qui rendrait le groupe plus harmonieux. La coiffure d'Apollon est tout ondulée et remonte de curieuse façon au-dessus du front. Ligorio mentionne également un Apollon trouvé au théâtre latin.
On a retrouvé quelques statues de Diane, entre autres {fig. 493) l'Artémis d'Ephèse en marbre blanc (Vatican, galerie des Candélabres, 81) provenant de Pantanello.
Fig. 48j.
Statue i>e Jupiter (villa Alba.ni
(Restaurations : Le bras droit avec le bâton, la main gauche avec la foudre, plusieurs morceaux de la draperie, la jambe droite un peu au-dessous de la draperie, la jambe gauche à parlir du genou, la plinthe avec la plus grande pari ie di' l'aigle. La tète, dont le nez est restauré, est antique, mais ne provient pas de la statue.)
1. M. Helbig croit pouvoir dire que cette figure, pour la disposition générale de la draperie, comme pour le travail des plis, rappelle un groupe de Ménélaos, élève de Stéphanos, dont le maître fut Pasitélès. Trois autres répliques de ce type de Jupiter sont connues.
La Diane chasseresse au repos de la villa appartient à un tout autre type (fig. 494) (Vatican, Chiaramonti) ; un autre modèle (fig. 495), trouvé dans la Palestre, représente
Fig. 487. — Hercule~(Vaticax, Chiaramonti).
encore, avec son chien, Diane qui vient de lancer une flèche. Ligorio a signalé dans le vestibule de la villa une Atalante qui aurait été du type de l'Artémis de Versailles (fig. 496), œuvre dont la provenance n'a jamais été indiquée clairement.
Fig. 488. — Hercule (d'après Clarac) (origine incertaine) (I.AN'S-