Les Trois Paniers; voir
994. C'est le Vendredi Saint (voir 525). 10 14. La rue Mercière était, depuis la fin du xv^ siècle, le quartier général des imprimeurs et des libraires. 1016-1017. Voir 950.
1036. La rue de la Monnoye, aujourd'hui de la Monnaie.
1042, Faire pache : faire affaire.
1048 et s. Les livres proposés par le libraire sont, pour la plupart, indiqués comme livres nouveaux dans les nos du Mercure galant des années 1682 et 1683 (voir 1086).
1053-1054. Molière était mort le 17 février 1673.
1055. Œuvres de M. Racine, 2 vol. in- 12 (^Mercure galant, janvier 1683).
1058. Sans doute, le « Poème du quinquina » de Monsieur de la Fontaine, in-12, 45 sols. (Livres nouveaux, chez Thomas Amaulry à Lyon, dans le Mercure galant de janvier 1682). Voir 1086.
loéi. Histoire de D. Quichot delà Manche, de la nouvelle traduction de ces Messieurs, in-12, 4 vol. (Livres nouveaux, chez Th. Amaulry à Lyon, dans le Mercure galant de décembre 1680.) Autre édition illustrée {Mercure galant de janvier 1683).
1064. Barbe du Dauphiné : surnom lyonnais de l'âne.
1071. Le Théâtre de la Turquie... in-40 (Mercure galant, septembre 1682).
1080. Le Voyage de Jean Struis en Italie, en Grèce, en Moscovie, Tartarie et Perse, aux Indes, 3 vol. in-12, avec figures. (Livres nouveaux chez Th. Amaulry, à Lyon, dans le Mercure galant de janvier 1682.)
1081. Les Voyages de J.-B. Tavernier; éditions en 1677, 1678, 1682.
1083. Le voyageur Balthazar de Monconys (1608- 1665), un lyonnais, fils et frère de deux Prévôts des marchands de la Ville de Lyon. Journal des Voyages de M. de Monconys. Lyon, Boissat et Remeus, 1665-1666, 3 vol. in-40.
io8é. Le Mercure galant s'imprima de 1672 à 1674, puis, avec plusieurs interruptions, de 1677a 1685 ; il ressuscita de 1714 à 1716. — Il parut d'abord, à Paris, chez Cl. Barbier, puis, à Lyon, chez Thomas Amaulry, libraire rue Mercière, à la Victoire, sous le titre de le Nouveau Mercure galant (1677). Amaulry s'était fait céder le privilège accordé, en février 1672, à un sieur Dam. Chaque mois, en tête du volume du Nouveau Mercure, on trouve la liste des livres nouveaux en vente, à Lyon, chez Amaulry. Lyon en vers burlesques ne figure pas sur cette liste.
1088. Le grand Dictionnaire historique, de L. Moreri, édité à Lyon en 1674 et 1681.
1089. Ambrosii Calepini dictionnarium octilingue... (1502): éditions lyonnaises en 1647 et 1681.
1093. Nouvelle vie des Saints, puis Vie des Saints de Messieurs de Port-Royal, in-40. (Livres nouveaux de Th. Amaulry, dans le Mercure galant de décembre 1678 et septembre 1682.)
1108. La rue Tupin ou rue Pépin, qui existe encore. Ainsi nommée, soit à cause d'une enseigne oii l'on voyait le roi Pépin, soit à cause des tupinées qui s'y faisaient, sortes de tournois bouffons où les joueurs, à cheval, devaient, à l'aide d'une gaule, renverser, sans se mouiller, une marmite ou tupin, pleine d'eau, pendue à une corde traversant la rue.
1109 et s. La Halle ou Grenette, sur l'emplacement des n*^s i^ et 21 de la rue Centrale actuelle, entre les rues Grenette et Tupin. La rue Haute-Grenette est la rue
Grenette actuelle ; la rue Basse-Grenette est représentée par la rue Centrale.
II 14 et s. Gagne-denier ou commissionnaire, pour r portefaix. Sur cette prétendue maîtrise, voir 745.
II 18. Bessons, en langage lyonnais signifie : jumeaux?
11T9. En disant trois fois : « Ah, Seigneur! » ?
1129. Avec ce crieur d'objets perdus ou crieur de Ville et (plus loin, 1151) le crieur de vin, on entendait encore à Lyon, auxvii^ siècle, lescrieurs jurés, les crieurs d'enterrements, et, la nuit, les réveille-matin (voir Introduction).
II 31. Saint-Genis-Laval, à 8 kilomètres de Lyon.
II 39. Les Cordeliers, dont l'église existe encore sur la place de ce nom (Saint-Bonaventure).
1141. Une maison du Sauvage existait déjà, en 1528, dans la rue Grenette, près de l'Estrapade ; c'était semblet-il une auberge. D'autres maisons, rue de l'Aumône et sur les Terreaux, portaient l'enseigne du Sauvage.
1144. La Friperie; voir, plus loin, 11 68.
1145. La rue Dubois devrait son nom aux chantiers de bois qui s'y trouvaient jadis.
II 54. La maison des Trois Carreaux, dont on voit encore l'enseigne, rue Centrale n^ 7, dans la partie de cette rue qui était jadis la rue Basse-Grenette ou des Trois-Carreaux.
1160. Pour abreuver notre oiseau? On donnait du vin aux perroquets pour les faire parler.
1168. La Friperie donna son nom à la rue Vandran ou des Fripiers, allant, de la rue Dubois, à la rue de la Poulaillerie et prolongeant la rue des Quatre-Chapeaux.
1175. Mic-mac : intrigue de bas étage, ditLittré.
1188. Le marché aux volailles transporté, en 1639, de la rue Vandran dans la rue des Presses (derrière Saint- Nizier), a laissé son nom à la rue de la Poulaillerie où fut jadis l'Hôtel de Ville de Lyon.
1195. Morelle, nom bressan et lyonnais de la foulque ou judelle.
1207. Un marché très fréquenté se tenait sur l'étroite place Saint-Nizier.
12 19. Fieri : frapper.
1220. Notre monsieur : notre maître.
1239. Tonetta, petit tonneau, ou tonnelle? Probablement une de ces moitiés de tonneaux dans lesquelles se tenaient jadis les marchandes.
1245. Etan : réservoir.
1260. Limaces ; pour : escargots.
1261. Pour un huguenot qui ferait gras le Vendredi Saint.
1263. La petite rue de la Limace, entre le côté Nord de la place Saint-Nizier et la maison des Tournelles qu'on démolit pour agrandir la place.
1285. La Fromagerie, établie sur la place de ce nom (sur le flanc Nord de l'église Saint-Nizier) et sur la rue de la Fromagerie allant de la place Saint-Nizier à la rue Neuve.
1295 . Le Plâtre, autrefois plâtre du Saint-Esprit, (d'une grange que possédaient près de là les confrères du Saint- Esprit), était une petite place (plâtre) au carrefour des anciennes rues du Plâtre, Mal Conseil, de la Sirène et
Bât-d'Argent (aujourd'hui l'angle de la rue du Plâtre et de la rue de l'Hôtel-de-Ville). Les chargeurs du Plâtre (les forts de la Grenette) étaient nommés par le Consulat qui réglementa leur profession en i68é.
1299. Le Collège des Jésuites ou de la Trinité (aujourd'hui le Lycée) fondé en 1527, confié aux Jésuites en
1302. L'Enseigne du Bât ou Bas d'Argent, qui existait encore au xyiii^ siècle, a laissé son nom à la rue du Bâtd'Argent qui allait alors de la place du Plâtre au Rhône.
1323. La cour du Collège des Jésuites, sur le flanc droit de leur église, fut décorée de peintures, en 1662, par les peintres Thomas Blanchet, Puits et Sevin.
1340. La rue Mulet (ou de Montribloud) où un logis portant pour enseigne un mulet était fréquenté par les muletiers venant de Provence.
1342. La rue de l'Arbre-Sec (de la rue du Plâtre au Rhône) rappelle une enseigne, et, plus anciennement, un arbre qui sécha avant la fin du xiv= siècle.
1344. Les Pères de la Mission, Prêtres de Saint-Joseph ou Cretenistes, établis, depuis 1662, le long de la rue du Garet; leur église était sur la rue des Basses-Escloisons qui allait du Rhône à l'Hôtel de Ville (aujourd'hui la rue Lafont).
1345. Le jardin de l'Hôtel de Ville, créé en 1650, occupant l'emplacement actuel de la place de la Comédie et du Grand-Théâtre.
1348. L'Hôtel de Ville de Lyon construit, de 1646 à 1655, sur les plans de Simon Maupin, voyer de la Ville, assisté du Lyonnais Gérard Desargues.
1358. En 1655, le sculpteur Martin Hendricy sculpta le modèle en bois d'une tête d'éléphant qu'on fit fondre en laiton pour la « cascade » de la grande cour de l'Hôtel de Ville.
1365. La grande salle de l'Hôtel de Ville, décorée, en i6é8, par Blanchet et Panthot.
1371. Pour la même salle, l'horloger poméranien Daniel Gom, établi à Lyon, construisit, en 1650-1651, une horloge où un astrolabe à cadran indiquait les mouvements de la lune et des planètes. Sept statues en bois, sculptées par Mimerel en 1655, figuraient les sept planètes et indiquaient les jours de la semaine. Ce mécanisme fut réparé, en 1668, par les frères Nourrisson, et le sculpteur Nicolas Lefebure y ajouta des sculptures.
1373 et s. Le 13 septembre 1674, un incendie détruisit la toiture de la grande salle, les peintures, l'horloge et les deux pavillons du côté Nord de -l'Hôtel de Ville.
1374. Les frères Antoine et Guillaume Nourrisson ayant réparé l'horloge « depuis quelques années » (ils y travaillaient en 1676), demandent au Consulat, le 2 septembre 1682, de faire visiter et estimer leur travail.
1375. Les peintures des montées (du grand escalier) furent commencées, en 1661, par Panthot et Blanchet.
1391. Le portail de Téglise des Jacobins, achevé en 1660, fut démoli pour qu'on pût surélever le pavé de la rue, et refait en 1679.
1394. Les exécutions eurent lieu longtemps rue Grenette, où était l'estrapade; depuis le milieu du xvii« siècle on les faisait sur la place des Terreaux, devant l'Hôtel de Ville.
1395. La fontaine de la place des Terreaux, érigée en 1646, comportait une pyramide surmontée d'une croix de 6 pieds de haut. En 1661, la fontaine fut refaite sur les plans du sculpteur Nicolas Lefébure et la croix transportée à Fourvière.
1401. Le Séminaire dit de Saint-Irénée, fondé par l'archevêque Camille de Neuville en 1659, dont les jardins (aujourd'hui jardin public) descendaient alors, de la montée ou Côte Saint-Sébastien, jusqu'au Rhône.
1403. La croix dont la place Croix-Paquet actuelle conserve le souvenir avait été rétablie, en 1628, « en la place qui avoisine la maison du sieur Pacquet »; un Antoine de La Croix, alias Pasquet, vivait à L3'on en 1485 .
1406. Saint-Sébastien, chapelle située au haut de la Côte ou Montée de ce nom, prés des remparts.
1409. Par la porte de la Croix-Rousse ou de Saint- Sébastien.
141 3. Le Petit Louvre, logis situé sur le côté Ouest de la grande rue de la Croix-Rousse, non loin du rempart.
1437. La Grand-Côte.
1441. S'agit-il d'un M. de Nevers ou d'un évêque? Ce nom est-il là pour la rime ?
1443. Rue Neyret, entre la Grand-Côte et la Côte des Carmélites.
1445. Le couvent des Carmélites, sur la côte de ce nom, fondé, en 1616, parla femme d'un Villeroy gouverneur de Lyon (le marquis d'Halincourt). Marie-Thérèse de Villeroy y fut religieuse de 1690 à 1723. On voyait, dans la chapelle des Carmélites, les mausolées de plusieurs membres de la famille de Villeroy.
1447. Les religieuses Annonciades ou Bleu-Célestes, établies à Lyon, depuis 1624, au-dessous des Carmélites.
1449. Les Chartreux qui occupaient, depuis 1590, l'ancient tènement de la Giroflée.
1465. Le Consulat fit fermer, en 1636, les casemates de la porte Sébastien.
1469. L'ancienne porte Saint-Jean, s'ouvrant dans le rempart, au bord de la Saône, sur la rive gauche; nommée, dep'uis 1639, porte d'Halincourt, du nom du gouverneur qui avait contribué à la faire construire aux frais du roi.
1470. La butte servant au tir de la Compagnie des Arquebusiers de la Ville, inaugurée en 1670; elle a donné son nom à la Montée de la Butte.
1476. Le couvent des Cordeliers de l'Observance, fondé, en 1492, sur l'emplacement qu'occupe aujourd'hui l'École Vétérinaire.
1492. Ce tombeau, en forme d'autel, mentionné au xiii^ siècle, démoli en 1707, était au bord de la Saône, près de l'Observance.
1495. La porte de Vaise ou du Lion construite, en 1588, au bord de la rivière, au pied du château de Pierre- Scize.
1498. L'ancien château fort des archevêques de Lyon, acquis par Louis XI et servant alors de prison d'État.
1509. La Chana, ancien hôpital affecté aux enfants; le Consulat permit, en 1675, qu'on y installât la communauté des Nouvelles Catholiques. La montée de la Chana limitait, au Nord, le tènement de cet hôpital.
1512 et S. M. de La Roche, c'est-à-dire Jean Cleberger, riche marchand et banquier de Nuremberg établi à Lyon où il mourut en 1546 et 011 sa charité lui valut le surnom de Bon Allemand. Ces vers sont le premier document qui donne à la statue dressée sur la Roche de Bourgneuf le nom de M. de La. Roche et présente ce personnage comme un doteur de filles.
1540. La rue de Bourgneuf, alors bordée de maisons des deux côtés, (aujourd'hui le quai Pierre-Scize), était le quartier des tanneurs. En 1755, l'auteur de la Mandrinade écrit, dans sa dédicace :
. . . Tout le Bourgneuf
Qui sent si fort la peau de bœuf.
1563 et S. Les bandes de violons des sieurs de Bargues et La Violette jouèrent à l'Hôtel de Ville de Lyon pendant la collation offerte par la Ville à Christine de Suède en 1656; la bande de La Violette, dite « la grand bande » comptait 18 violons.
1564. Toilette : étui ou enveloppe.
1571. Badin.
1573. Le Grenier à sel était dans la rue Bourgneuf, sur le côté de cette rue bordant la Saône, un peu en aval de la statue de M. de La Roche.
1574. Ce Michel est un boucher (voir aux Variantes).
1575. La rue de Flandre continuait la rue de Bourgneuf et allait jusqu'au pont du Change; c'est aujourd'hui le quai de Bondy.
1578 et s. L'église de Saint-Paul et celle de Saint-Lau-
l60 LA VILLE DE LYON
rent (détruite pendant la Révolution) n'étaient séparée que par un étroit passage où une voûte les réunissait sur un point.
1591. La rue de la Juiverie, qui existe encore.
1592. La Poulaillerie Saint-Paul. La place de ce nom était au bas de la Montée des Grands Capucins (aujourd'hui Montée des Carmes-Déchaussés).
1595. La Boucherie Saint-Paul, établie en 1562, occupait le coin de la place Saint-Paul où débouche aujourd'hui la rue Galtier. Cette rue représente les anciennes rues de l'Ours et du Charbon-Blanc. Le Puits d'Amour, rendez-vous des bouchers, était dans la rue de l'Ours, qui aboutissait place de la Boucherie, La rue du Charbon- Blanc, prolongement de la précédente, allait de la boucherie à la rue de Flandre, c'est-à-dire à la Saône.
1607. Ovide, l'auteur des Métamorphoses.
1623. La rue du Charbon-Blanc (ensuite de l'Ange), allait de la Boucherie Saint-Paul à la rue de Flandre (voir 1595). La famille du chirurgien-poète J.-C. Dunant habitait rue du Charbon-Blanc en 1602.
1627. Le port Dauphin ouvert, en 1662, en mémoire du fils de Louis XIV né l'année précédente, était devant la place de la Douane.
1634. Bêches : bateaux garnis de cerceaux recouverts d'une toile ; généralement ils étaient conduits par des batelières qui passaient les promeneurs d'une rive à l'autre de la Saône.
1636. La Douane avait ses bureaux dans la rue de Flandre. Sur l'emplacement de la place de l'Ancienne-
EN VERS BURLESaUES lél
Douane qui en gardait le souvenir, on a ouvert la rue Louis- Car rand.
1638. Menu : monnaie.
1640. La place de la Feuillée, sur le quai des Augustins (aujourd'hui quai de la Pêcheriej, devait son nom à une feuillée ou tonnelle en feuillage que les crocheteurs ei gens du port avaient élevée là, au début du xviie siècle, pour s'y abriter. Sur cette petite place se trouvaient le mur de la Boucherie des Terreaux et la maison des Augustins.
1642 et s. Les lavandières, déjà renommées pour la verdeur de leur langage, lavaient le linge à bord des plates, bateaux plats et carrés amarrés aux quais. Quand un « gône » de Lyon s'amuse à compter, du rivage, les laveuses des plates, il est certain d'être apostrophé dans le ton de ce couplet. C'est d'ailleurs ce qu'il cherche.
1646. Vous boirez le premier.
1651. M. de Trois Chiens? Ou très « chien )> au sens de très avare ?
1659. Enpinta ? Empreinte, marque?
1664. Batillon : la tapette en bois servant aux lavandières à battre le linge.
1669. L'église de la Platière occupait le côté Nord de la rue de la Platière.
léSi. De même qu'on appelait les gens du Bourgchanin « les Cornards » (voir 908), on donnait aux habitants du quartier de la Platrière le sobriquet d'« Innocents ». Ces faux innocents avaient la réputation de compter à leur avantage.
l62 LA VILLE DE LYON
1687. Les bâchuts : bateaux servant de réservoirs à poissons.
1690. La Poissonnerie, marché couvert construit, en 1670-1672, dans la rue de la Pêcherie; celle-ci, parallèle au quai actuel, débouchait sur la place de la Feuillée.
1703. Brama : brème.
1705. Trois cartes de largeur. On vendait le poisson, comme les pâtés, par tranches dont l'épaisseur se mesurait avec une carte à jouer.
1714. La Lioda.
1745. Bien qu'elles manient l'eau, elle n'est pas pour leur museau.
1753. Cache-museaux, ou plutôt casse-museaux, pâtisseries. Petits choux à pâte tendre « ainsi appelés par antiphrase », dit le Dictionnaire de Trévoux.
1756. En 1653, deux condamnés sont « mys au carcan en un piloty », l'un à la Grenette, l'autre sur la place des Terreaux.
1757 et s. La gratelle ou la gale. Louis Malherbe, mort en 1675, fut chirurgien de l'Hôtel-Dicu de 1631 à 1637. En 1637, un autre Malherbe passait ,en présence des Échevins, son examen de chirurgie. Jean-Claude Dunant fut le confrère de ces Malherbe.
1770. La Tête de Mort, vieille enseigne qui donna son nom à la rue Tête-de-mort. Cette rue, qui fait aujourd'hui partie de la rue Longue, allait de la rue de l'Enfant qui pisse à la rue de la Pêcherie.
1775. Cette rue (entre la rue de la Platière et la rue qui précède) devait son nom « à la petite figure d'un
EN VERS BURLESaUES 163
Enfant qui pisse » qu'on y voyait, sur une maison ; « statue de pierre blanche... assez bien dessinée et de fort bon goût », dit V Almanach de Lyon pour 1745. En 1838, les droguistes qui habitatent là demandèrent qu'on changeât le nom de leur rue, nom qui effarouchait les maisons religieuses et les gens distingués de leur clientèle. Cette rue fait aujourd'hui partie de la rue Lanterne, où de nombreux droguistes ont encore leurs vieilles enseignes.
1778. Le chien de l'apothicaire Vimar; (voir 276).
1781. La croix de la Platière se trouvait derrière l'église de ce nom, vers la rue Lanterne. Messire Millet, curé de la Platière (voir le vers 1784), parle, dans ses Récits, de la bénédiction, en 1647, d'une croix de pierre placée au milieu du cloître de son église. Voir, aux Variantes, une version différente de l'histoire de cette croix.
1790. Les Vimar étaient protestants ; (voir 27e).
1804 et s. L'église paroissiale de Saint-Saturnin ou Saint-Sorlin, sur l'emplacement de la place Meissoniervis-à-vis l'église Saint-Pierre qui était la chapelle du couvent des Bénédictines.
1805. L'abbaye royale des Bénédictines de Saint-Pierre ; aujourd'hui le Palais Saint-Pierre construit, depuis 1659, sur les plans de François de Royers de La Valfenière, architecte avignonnais.
1808 et s. La rue des Ecloisons (écluses?) allant de la place des Terreaux à la rue Lanterne, est aujourd'hui larueConstantine. Elle s'appela plus tard rue de la Cage, du logis delà Cage d'Or qui y avait son enseigne et dont l'hôtelier était le traiteur et le cafetier du Consulat.
1824. La place des Carmes joignant la place des Terreaux, sur l'emplacement de nos rues Terme et d'Algérie. Le portail des Carmes était sur cette petite place.
1828. La Boucherie des Terreaux, reconstruite en 1612, agrandie en 1735, s'étendait entre la rue Lanterne et la place de la Feuillée.
1841. En chamoy : préparée, chamoisée.
1852. Joguenet .Dans une chanson lyonnaise de 1744 contre les inventions de Vaucanson on lit :
Y fa chia los canards
Et la Marionnetta
Lo plaisant Joquinet...
Dans l'édition de la Bibliothèque Nationale (voir, aux Variantes, 1722), il est question d'un « jodelet », un niais à ce qu'il semble (allusion au comique Julien Bedeau, dit Jodelet (i 590-1660).
1860. Un couteau qui ne peut couper « prend » ou « fait la dance » (voir aux Variantes).
1863. Les Augustins établis à Lyon depuis le xiv^ siècle. Leur chapelle est aujourd'hui l'église Saint-Vincent (voir 1640). Jeau-Claude Dunand, qui prit pour pseudonyme « l'Enfant d'un an de la place des Terreaux », fut voisin des Augustins ; il faisait partie du pennonage Fontaine Saint-Marcel et place des Terreaux.
1865. Le logis de la Pareille avait sans doute pour enseigne une fleur de parelle ou pareille. La rue Pareille, qui existe sous ce nom à la fin du xvii= siècle, va de la
rue Bouteille au quai de Bondy, derrière l'ancien tènement des Augustins.
1889. Neuville. En 1679, le chirurgien-poète Jean- Claude Dunant, dont l'état civil de Lyon ne mentionne pas le décès, écrit sa Requeste héroï-comique à Collonges, village situé sur la Saône, entre Lyon et Neuville.
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