SCÈNE I
Anne, assise sur la plus haute marche par où l'on monte à la terrasse, la tête appuyée au füt d'une colonne, écoute en silence Hébé qui lit.
Sur une marche plus basse, aux pieds de la femme qui écoute, la Nourrice demeure dans une attitude inerte, comme une esclave au cœur patient.
Hébé, debout, adossée à l’autre colonne, est vêtue d'une sorte de tunique simple et harmonieuse comme un péplum.
Elle tient dans ses mains un livre ouvert, l’ Antigone de Sophocle, et elle lit dune voix lente et grave, où tremble par instants un trouble indéfini qui n'échappe pas à l'écoutante. Les signes de l'inquiétude et de l’anxieté animent peu à peu le visage de celle-ci.
La voix suivra intimement le sens des mots, et soulignera chaque intention, tout en conservant une simplicité, une sorte de gravité non dépourvue d'énergie - le rythme sera bien défini.
Même mouvt HÉBE, lisant.
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