‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 46 sur 181 · NT NE · texte numérisé non relu

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Les succès politiques remportés par les Unions furent rapidement une cause de désillusion pour beaucoup de leurs membres #. Le nombre des chômeurs ne diminuait guère %, Le contrat collectif de travail et l'arbitrage donnaient parfois des résultats peu favorables aux ouvriers 57. Les leaders modérés des unions commencèrent à subir de violentes attaques de la part de jeunes membres sortis de Ruskin College, puis du Central Labour College, et imbus du principe marxiste de la lutte de classes **.

L'arrêt Osborne, déclarant « ultra vires » la pralique des cotisations obligatoires exigées par les Trade-Unions pour assurer leur représentation au Parlement, rendit un peu de vitalité au mouvement politique ®%. L'agitation qu'il souleva devait aboulir à la création d’une indemnité parlementaire de quatre cents livres au profit des membres des Communes, dont les fonctions élaient jusque-là gratuites, puis au vote du Trade-Union Act, 1913, réformant la Jurisprudence des Lords.

En 1910, le célèbre leader ouvrier Tom Mann revint de son long séjour en Australasie, définitivement acquis aux idées révolutionnaires, et adversaire déclaré du contrat collectif et de l'arbitrage obligatoire. Il fonda en juin 1910, avec Guy Bowman, traducteur du livre d'Hervé, « Leur Patrie », l'Industrial Syndicalist, journal mensuel qui se proposa pour but de faire du mouvement ouvrier anglais « une organisation de combat véritable, capable de con-

55. Voir The English Review, March 1912: The brains behind the Labour Revolt, by Rowland KENNEY, p. 683-696.

56. Voir dans Le Socialisme à l'Etranger, 1909, l'articie de Jacques BARDOUX sur le socialisme anglais, p. 13 à 44. — Voir aussi The English Review, March 1912, p. 687.

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