OT TT TE TT TSI
COCECECCE
Dee ceece EP
ij £a Vision.
La nuit sur le vallon répandait sa fraicheur ; Et les vapeurs du lac dont j'étais entourée,
D'un nuage céleste égalant la blancheur ,
Semblaient unir la terre à la voûte azurée.
+) OP ars soudain quel prestige a troublé mes esprits ?.…
Le lac s’est éclairé d’une flamme inconnue ;
Tremblante, je m'approche, et mes regards surpris
Dans l’eau qui la répète ont vu s'ouvrir la nue!
Sur un nuage d’or une femme apparait...
Son sein était couvert d’une robe éclatante ; Du bandeau virginal sa tête se parait,
Et son bras agitait la bannière flottante.
Sur son front, dégagé du panache vainqueur, Des lauriers lumineux formaient une auréole; Alors un saint effroi venant saisir mon cœur :
À genoux Jj'écoutai sa divine parole,
SCEeeeReTeReceoeseoesioe
HEC CeAeCe
&) se
£a Vision. il
ra à : : : à
« Ève-To1, me dit-elle, et reconnais en moi à
» La Vierge des combats, le Sauveur de son Roi;
cesccer
SCLCECECDEDTLORCTEINTE
Nr
» Celle qui déserta sa tranquille chaumière
» Pour suivre de l'honneur le périlleux chemin;
» Celle qui délivra la France prisonnière,
» Et qui porte encor dans sa main
» Et sa houlette et sa bannière. »
Fey)
» STRESS d’un arrêt dont le monde a frémi,
» On conjura ma mort dans le camp ennemi ;
» Mais la grâce de Dieu sur moi daigna descendre : » De mon brülant tombeau je secouai la cendre ;
» Avec l'oiseau divin m'élevant dans les airs *,
(@) ) @ @) (Ce) » J’allai joindre ma voix aux célestes concerts ; ®) S
e * Jeanne d'Arc fut brülée toute vive le 30 mai 1430, dans le vieux &) marché de Rouen. On dit que son cœur se trouva tout entier dans les cendres, et qu’on vit s'envoler du milieu des flammes une colombe
blanche , marque de son innocence et de sa pureté. ( Dict. de Morer. } +
DEEE
GS Gà C2 Gà > € Fe D GA ÿ 2 Co > à o 5) er s G de >»
(#] be Lo) o de © C3 > de © à de à o Le LS ®
iv £a Vision.
Co; € (e] (27) y
os
» Et dès-lors m'adoptant comme une sœur chérie,
» Les anges m'ont nommée Ange de la Patrie.
OYÉ
» J’apparais aux martyrs à l'heure des tourmens, » Et des rois que Dieu fait je reçois les sermens ; Dans un rêve, aux guerriers j'apporte l'espérance;
Ma gloire présidait à vos exploits lointains ;
» Et souvent mon regard, fidèle à vos destins,
ps A} CHyftor /€0
» Dansses jours de bonheur , de crainte et de souffrance,
Co» /€ os
en
» Se détourna des cieux pour veiller sur la France.
A) €Cy œ
WYAVHYLYOASYSHSISOULOC
( » ES xvre nuit, du soleil devançant la clarté,
» Je dirigeai mon vol vers l’antique cité
aa
» Que mon bras préserva de la chaine étrangère,
» Et j'entrai dans ce temple à jamais glorieux
TU
Où l’on vit autrefois un roi victorieux +
» Couronné par une bergère.
YXYYISISYLSHNIYIO®
shit
VÉOYSVNSSSVNSSNYSÈTOVCSOTOHMLOC
eee
OCT SEE EEELEE
La Diston. 9
» ES érivr la même fête, et l’écho de ces lieux
Retentissait encor des mêmes cris Joyeux.
Des femmes et des fleurs ornaient l’auguste enceinte : 5 ;
On voyait, sous la croix, l’écharpe d’hyacinthe,
CA
Le sceptre, la couronne et les éperons d’or;
Des présens de Clovis découvrant le trésor,
Le pontife sacré préparait l'huile sainte.
Tandis que, s’avançant d’un pas religieux,
Les lévites, au bruit des chants harmonieux, Répandaient de l’encens l’odorante fumée,
J'allai prendre à l'autel ma place accoutumée.
Debout sur les degrés, invisible au regard,
CA
Et toujours des héros la fidèle compagne, » Je déployai mon étendard
» Sur le glaive de Charlemagne.
VYYLVIAOSSANNSSIDELAOe®
© VOL SYSASSSARSASSNS®
TODESeCTeCCece
vi £a Vision.
e( : ; &) » 3e Roi parut alors, et mon cœur attendri, @ =» Quand le peuple enivré cria son nom chéri, » Se rappela le jour où, dans ce temple même,
» Un autre CHarLe aussi reçut le diadème.
cecee
» Celui-ci, plus heureux, voyait auprès de lui
» Ce prince qui du trône est l'espoir et l'appui.
» Dignes représentans de sa toute-puissance,
JÈEË
» J'aperçus ces guerriers fameux par tant d’exploits; » Et, pleine de respect et de reconnaissance, » Mon ame, qui d’Agnès avait béni l'absence;
» N'osa plus regretter Dunois.
VEOTLTETÈDTE