ACTE PREMIER
LE MARQUIS, rudement.
Assez! assez!
Retournez à ma ferme.
Je vous interdis ma maison, Ici, désormais, Vous n'êtes plus rien !
(Lb marquis rentre au château avec son fils André.) JEANNE, regardant autour d eiie»
Hélas 1 seule !
Je suis seule, Délaissée, Isolée, Le cœur broyé.
^!on bien-aimé est parti I (Défaillante.) Scigncur I Seigncuf î Si je pouvais mourir !
(Elle tombe sur la route.) (Ln chanson de route des soldots résonne dons la coulisse, puis l'escound*' sortant de In ferme débouche «ntourant la voiture de Marion.)
C'est l'adjudant Tue-Mouch's Qui reçut à Valmy Deux boulets dans la bouche.
Ça rHanque trois mois au lit, Lariila, fia fia, Laritla...
LAFLEUH, qui conduit Grisonnât par la bride, arrive près de Jeanne.
Halte !
Qu'est-ce que c'est Qu'ça ?
MARION^ de sa voiture.
Morbleu I c'est une femme I Lâche donc ton fusil, Clampin, et vois-moi ça.
\VA\e «ante Je sa carriole et prend Jeanne dans ses bras, aidée de Lnf! ur Toute l escouade fait cercle autour d'eux.)
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Archiêf van de ^]aâ^^m^
26 LA VTVANDIERE
Mais, je n'ai pas la berlue, C'est la brave fillette Qui nous a si bien accueillis.
J'vas lui fair' prendre Un peu d*eau de vie.
LÀ FLEUR, aniieax.
Eh ! bien, Marion ?
{XvL moment d« la faire boire elle s arrête en disant. MARION
Tiens ! Elle ouvre les yeux !
Ah ! ben, quoi, ma petite.
Qu'est-ce donc
Qui se passe?
JBÀNNB, pleurant.
On m'a chassée !
MARION
On t'a chassée?
Tes folle?
Et monsieur Georges I
JEANNB
Il est parti Pour se faire soldat.
MARION
Ça, c'est une...
Crâne idée, Mais, qui t'a repoussée?
JBANNB
C'est le marquis de Rieui.