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LA CLAUSTRATION DE SKERRYVORE

sement hydropathique à Matlock (Derbyshire) puis revint malgré tout chez lui. Plus tard, en août, il fit une nouvelle apparition dans la capitale. Il y retrouva Sidney Colvin devenu Conservateur des estampes au British Museum. Lis s’aventura jusqa’à Paris où il vit Henley. Mais quelques jours lui sutlirent. Vite il revint à Skerryvore.

Car si le premier hiver de Bournemouth avait été supporté sans encombres, la résidence sur la côte Sud de l'Angleterre réduisit cependant Stevenson à garder la chambre pendant de nombreux mois. Il fut, dans sa villa de Skerryvore, selon sa propre expression « comme un charançon dans un biscuit » (1).

Outre sa maladie incurable, il souffrit de toutes sortes de maux, dus sans doute au manque d'exercice, crampe d'écrivain, maux d’yeux, etc. Mais comme il le rappellera un jour, malgré sa grande fragilité physique, l’absence de cruelles douleurs autant que de fièvres élevées qui caractérise l’évolution de la consomption, lui laissait très largement sa liberté d'esprit, la possibilité de se retremper continuellement dans le repos et le sommeil.

Aussi cette claustration marque-t elle plutôt un développement de son pouvoir de création imaginaire qu’un recul quelconque ou une détérioration de ses facultés.

« Le tas étrange du docteur Jekyll et de M. Hyde » publié en janvier 1886, est toujours, comme Markheim, . du roman symbolique, une sorte d’introspection imagée. S'il s’y trouve du Wilkie Collins, du Lytton et du Gaboriau, cette relation supposée d’un méticuleux homme de loi à sa raideur bien puritaine, son affectation scientif1que qui rappellent les jeunes années de lexistence d’Edimbourg, avec leurs contrastes frappants d’intellectualisme lucide et de sensualité brutale.

Le nouveau roman d’« Enlevé » qui du 1* mai au 1° juin paraît dans Young Folks, sans qu'il prit de pseudonyme, cette fois, est d’une manière très différente plein

(1) « Like a weevil in a biscuit » Letters Vol. 4 p. 180, to Colvin,

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