LE SACERDOCE EST UN HONNEUR POUR LA FAMILLE
Sacerdoce, il ne peut se rencontrer une dignité égale à celle-là.
Le Prêtre, par sa nature, reste toujours un homme ; mais par son caractère, c’est presque un Dieu. En réalité, il fait l’office d’un Dieu; et, pour le remplir, il dispose de Dieu lui-même. Sa dignité est telle qu’elle est le rayonnement et le prolongement de celle de Jésus le Souverain Prêtre.
On comprend les sentiments d’un saint François d’Assise, disant : « Si je rencontrais un ange et un Prêtre, je commencerais par saluer le Prêtre ».
Dans le monde, les familles se glorifient des grands hommes sortis de leur sein et elles suivent ordinairement leur fortune et leur destinée. C’est le cas pour les familles chrétiennes de partager les honneurs attachés à la vocation sacerdotale de leurs enfants. Pour être d’ordre surnaturel, la dignité sacerdotale n’a rien d’inférieur aux dignités humaines ; tout au contraire, cette dignité grandit les fils et, par là même, élève et glorifie les familles.
4. — Honneur qui lui vient de la mission surnaturelle du Prêtre,
Dans le domaine des choses humaines, il est honorable de remplir un office élevé, difficile et
important ; mais il Test bien davantage dans le domaine des choses surnaturelles.
Or, le Prêtre ne traite point d’affaires temporelles, terrestres et matérielles. Son Sacerdoce l’élève sur un théâtre plus élevé, son ministère s’exerce directement sur les âmes ; il touche le ciel, il y pénètre, il s’approche du trône de Dieu et y puise les grâces et les pardons qui purifient les pécheurs et sanctifient les justes.
Il a reçu mission de pénétrer jusque dans les consciences pour les éclairer, les diriger, les fortifier et les vivifier. Il parle aux âmes un langage divin, leur enseigne les vérités éternelles, les détache des choses d’ici-bas, les entraîne dans la voie du devoir, les excite à la pratique des vertus, les assiste dans les dangers, les nourrit du pain de la vie éternelle et les conduit au ciel.
C’est pour cela que Jésus l’a choisi, c’est pour cela que le Prêtre a suivi son Maître et est devenu son ministre, c’est pour cela que la famille en a fait le sacrifice. Il ne peut y avoir pour Jésus de plus grande joie, pour le Prêtre de plus sublime ministère, pour la famille de plus grand honneur et de plus splendide récompense.
Qui donc, parmi les familles même les plus honorables, pourrait aspirer à attribuer à quelqu’un une mission similaire, simplement dans l’ordre intellectuel et moral ?