PRÉFACE
Nous avons écrit ces f>ages sur Vinvitation personnelle de Sa Sainteté Pie XI, qui a daigné nous préciser sa pensée sur certains points et à qui nous avons présenté le manuscrit, avant Vimpression, pour en recevoir une bénédiction spéciale.
Suivant le désir du Souverain Pontife, nous avons traité la question de la vocation sacerdotale sous ses divers aspects et d*une façon simple et pratique, autant que possible, afin de la mettre à la portée de tous,
C*est pourquoi, tout en établissant les rapports étroits qui unissent le Prêtre à Jésus le Souverain Prêtre et en rappelant fréquemment cette grande vérité, pour avoir du Sacerdoce une juste et sainte notion, nous avons envisagé la vocation sacerdotale dans ses relations multiples avec Vélu, avec la famille et avec la société.
Si la grâce du Sacerdoce est la plus grande qui puisse être faite à une âme, il nest pas non plus de plus grand honneur pour une famille et de plus précieuse bénédiction pour la société que de posséder un Prêtre de plus dans son
sein. D'où, rimf>ortance du choix judicieux des vocations sacerdotales et de leur formation, et le devoir qui incombe aux familles comme aux âmes chrétiennes de les favoriser.
En exigeant la sainteté chez le Prêtre j nous ne faisons que tirer une conclusion logique de son caractère et de sa mission. S'il est urgent de voir le nombre des Prêtres se multif>lier, il l'est davantage encore d'avoir de saints Prêtres qui honorent leur Sacerdoce et o fièrent des fruits de salut.
Il existe cef>endant d'autres conditions nécessaires f>our rendre fructueux le ministère sacerdotal, et dont il faut tenir comf>te dans le cours de la formation cléricale. Nous les avons indiquées, et nous ne croyons pas que l'on puisse impunément en négliger aucune,
La question des vocations sacerdotales est une des plus graves des temps actuels. L'on comprend les sollicitudes de Notre Saint-Père le Pape à ce sujet. Qui donc parmi ses enfants n'aurait pas à cœur de partager ses sentiments et de seconder ses efforts ?
Sa Sainteté Pie XI a exprimé le désir de voir cet ouvrage se répandre partout, dans les Séminaires et les familles. Un des plus éminents théologiens de Rome, après l'avoir examiné, nous disait d'en hâter l'impression, dans l'assurance du bien qu'il le croyait devoir produire.