AVIS GÉNÉRAUX
toutes employées au sujet de l'oraison. — 3° Si Ton médite sur un objet sensible, par exemple la naissance de Jésus-Christ, à se figurer le lieu où s'accomplit ce mystère, Vétable de Bethléem, la crèche. Si l'on s'occupe d'une vérité tout intellectuelle, par exemple la misère où réduit le péché, on pourra s'aider du tableau d'une âme renfermée dans la prison de son corps, reléguée au milieu des animaux dans cette vallée de larmes... C'est ce qu'on appelle le premier prélude ou la composition du lieu... Son but est d'opérer dans l'âme l'impression qu'y produirait la vue d'un tableau représentant exactement le sujet à méditer, ou mieux encore la vue du mystère lui-même, s'il se passait sous nos yeux, afin de fixer et d'aider l'imagination. Ce prélude doit donc se faire brièvement, sans contention et sans effort de tête; s'il devenait pour quelqu'un un embarras, il vaudrait mieux l'omettre. — 4° A demander à Dieu une grâce conforme au sujet de la méditation, afin de la bien comprendre et de la mettre en pratique : c'est le second prélude.
IV. Pendant la méditation, arrêtez-vous là où vous trouverez l'onction de la grâce, sans vous inquiéter des autres points de l'oraison. Une glaneuse demeure dans un champ tant qu'elle y trouve des épis à recueillir, sans se mettre en peine d'aller ailleurs. 11 faut s'appliquer moins à penser beaucoup qu'à bien comprendre et à goûter intérieurement la vérité qu'on médite.