‹ La voie douloureuse au Cap-de-la Magdeleine [sic] [microforme]Chapitre 9 sur 20 · EXPLICATION PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

EXPLICATION PRÉLIMINAIRE

arcours de la Voie Douloureuse.-- Pour P rendre aux Pèlerins ce parcours plus facile, nous avons réduit des deux-tiers la longueur totale de la vraie Voie Douloureuse à Jérusalem, depuis le Prétoire jusqu’au pied du Calvaire.

Les Tableaux(1).— Le Tableau, à chaque Station, représente le Lieu tel qu’il est dans la Ville Sainte. Les personnages, en groupe, qui Y sont peints au vif, ce sont les personnes pieuses qui nousaccompagnaient,chaque vendredi,avec les Religieux de Terre-Sainte.

Chaque personnage est peint avec la couleur et la forme de son propre vêtement : ce qui donne une idée assez précise des costumes de l'Orient.

(1) La Copie originale de ces tableaux est l’œuvre d’un artiste de l’école de Bruxelles. Elle lui a demandé deux ans de travail assidu, sur les lieux mêmes (vers 1886-1887). De légères modifications ont pu être apportée à la Voie Douloureuse, depuis cette époque ; mais elles ne changent pas l’ensemble des Lieux.

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Les Considirations, — Ce sont celles, sauf qi de légères modifications, que nous faisions, | de en prêchant le Chemin de la Croix, aux le:

Pélerins de Terre-Sainte. Nous les donnons ar ici pour ceux des Pélerins qui, en dehors de de l'Exercice public, parcourent la Voie Doucelles de tous les lyres de piété, sont, on le N sait, purement facultatives : chacun peut les ie varier à son gré. u

Afections et prières. — Nous n’en mettons aucune ici. Chaque Pèlerin s'abandonnera aux émotions de son propre cœur, en EXpOsantà Notre-Seigneurles besoins deson âme.

Exhortation. — Nous exhortons vivement les Pèlerins à bien se pénétrer de la sainteté des Lieux qu'ils parcourent en esprit, et à suivie, avec amour, Notre-Seigneur qui marche devant eux, portant sa lourde Croix.

Excellence du Chemin de la Croix

Son origine. — L'origine du Chemin de la

Croix, dit saint Léonard de Port-Maurice, d est due à une inspiration du cœur admirable q de Marie. Oui, continue ce grand saint, c’est C Elle qui la première imagina ce pieux Exer- t cice. Elle le révéla ainsi à sainte Brigitte : g « Sachez, ma fille, que, durant tout le temps dé

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que j'ai passé sur la terre, depuis l'Ascension de mon divin Fils, je visitais assidûment tous les Lieux où il avait souffert et qu'il avait arrosé de son Sang précieux, pour la rédemption du genre humain. »

Mérite de la méditation de la Passion de Notre-Seigneur. — « La dévotion à la Passion de Jésus-Christ, ajoute saint Alphonse de Liguori, est la plus utile et la plus affectueuse de toutes les dévotions ; c’est la plus agréable à Dieu, celle qui console davantage les pécheurs et qui inspire plus d'amour. De quelle source recevons-nous tous les biens, sinon de la Passion du Sauveur? D'où nous vient l'espérance du pardon, la force contre les tentations, la confiance d'aller en Paradis, tant de lumières, d'invitations pleines d'amour, de désirs de conversion, sinon de la Passion du Sauveur? Il avait donc bien raison, le grand Apôtre, de dire anathème à quiconque n’aime pas Notre-Seigneur Jésus- Christ.

Saint Bonaventure dit qu'il n’y a point de dévotion plus propre à sanctifier une âme, que la méditation de la Passion de Jésus- Christ; et il nous conseille de la méditer tous les j jours, si nous voulons faire des progrès dans l’amour de Dieu. Saint Augustin assure qu'on mérite davantage en versant

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une seule larine au souvenir de la Passion, qu'en jeûnant pendant huit jours au pain et à l’eau. C’est pour cela que les Saints se sont toujours occupés de la Passion du Sauveur.

Saint François d'Assise est devenu par là un Séraphin. 11 pleurait un jour à chaudes larmes ; quelqu'un lui en demanda la cause.

« Je pleure, répondit le Saint, les souffrances de mon Sauveur, et ce qui m’afflige le plus, c'est que les hommes pour qui il a tant soffert, n'y pensent point.» À ces mots, ses larmes augmentèrent, de sorte que celui qui l'avait iñterrogé se mit aussi à pleurer luimême. Un agneau qui bélait, ou toute autre chose qui rappelait le souvenir de la Passion suffisait pour lui faire verser des pleurs. Un jour qu’il était malade, on lui conseilla de se faire lire quelque livre de piété. « Mon livre, répondit-il,c'est Jésuscrucifié.» Aussi exhortait-il sans cesse ses religieux à penser toujours à la Passion. Quiconque ne s’enflamme point de l'amour de Dieu, en contemplant Jésus en Croix, ne l’aimera jamais (1).

Exemple. — Sainte Eusébie, noble dame Romaine, avait fait ériger le Chemin de la Croix dans son jardin. Elle le parcourait tous les jours avec des soupirs et des larmes. pe me gen ae A (1) Pratique de l'amour envers Jésus-Christ. C. T.

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