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IXème STATION :
Jésus tombe pour la troisième fois.
Bientôt le cortège arriva entre les murs de la ville et le Calvaire. C'était un sentier tortueux, et Jésus tomba pour la troisième fois, Simon de Cyrène, fatigué et maltraité luimême, était plein d'indignation et de pitié ; il aurait voulu encore soulager Jésus, mais les archers le chassèrent en l’injuriant. Il était à peu près onze heures et trois quarts lors de la dernière chûte de Jésus et du renvoi de Simon.
Les archers tirèrent Jésus avec des cordes pour lv relever, délièrent les morceaux de la croix et les mirent parterie les uns sur les autres. Hélas ! quel douloureux spectacle présentait le Sauveur, sur le lieu de son supplice ! si triste ! si pâle ! si déchiré ! si sanglant !.. Bientôt les archers le prirent et le menèrent près de là, à une espèce de fosse creusée dans le roc, qui ressemblait à une cave ; ils l’y poussèrent si rudernent que Jésus se serait brisé les genoux contre la pierre sans un secours miraculeux ; puis ils en fermèrent l'entrée. J'entendis sa voix etles gémissements plaintifs qu’il faisait entendre de
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cette noire caverne : cela déchirait le cœur.
Marie sa divine Mère, reprenant une for- | 1 ce surnaturelle, voulut le suivre jusqu’au lieu y iv | de son supplice. Indifférente aux injures de
la populace, elle traversa le forum avec les | saintes femmes, et elles suivirent le chemin ML que Jésus avait parcouru... La Sainte Vierge comptait tous les pas, et indiquait à ses compagnes les places consacrées par: quelque douloureuse cireonstance. C'est ainsi que le À chemin de la croix fut inauguré, pour ainsi dire, dans ies traces même de Jésus qui y a marché le premier, par l'amour de la plus tendre des mères.
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(: Xème STATION :
ress | Jésus dépouillé de ses vêtements. Le À bla:
Enfin elles arrivèrent au Calvaire. Quel san spectacle pour Marie que ce lieu de supplice, con cette terrible croix... ces marteaux... ces Sa C cordes... ces clous effrayants... ces hideux Sir bourreaux, à peu près ivres, faisant leur af- là t freux travail avec des imprécations !.. L’ab- tun sence de Jésus prolongeait le martyre de sa ser
Mère :elle savait qu'il était encore vivant,
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le cœur.
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elle désirait le voir, et elle tremblait à la pensée des “uffrances auxquelles elle le verrait livré !
Quelques archers allèrent enfin au cachot et en arrachèrent Jésus qui, tout le temps, s'était offert en sacrifice à Dieu son Père pour le salut du monde, Ils lui prodiguèrent encore des coups et des outrages pendant ces derniers pas qui lui restaient à faire...Quand les saintes femmes le virent aussi défait, elles donnèrent de l’argent à un homme pour qu’il achetât des archers là permission de faire boire à Jésus le vin aromatisé de Véronique.
Mais ces misérables ne le lui donnèrent pas et le burent eux-mêmes.
Les six archers qui devaient crucifier Jésus étaient des hommes petits et robustes, ressemblant à des bêtes farouches. Ils commencèrent par ôter à l’adorable victime son manteau de dérision, puis sa robe de laine blanche teinte de son sang, enfin la tunique sans couture que sa mère lui avait faite. Mais comme ils ne pouvaient la retirer sans ôter sa couronne d’épines, ils lui arrachèrent celleci viclemment de dessus la tête, rouvrant par là toutes ses blessures ; puis ils lui ôtèrent la tunique avec force injures, en la faisant passer par dessus sa tête ensanglantée et couverte de plaies.
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Le Fils de l’homme était là, tremblant.
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couvert de sang, de contusions, de taches | me . | vides et de meurtrissures |! Son corps M: | était horriblement enflé et sillonné de bles-
| sures ; S€S épaules et son dos étaient sillon- ma À ‘nés jusqu'aux os ! Sa I F)