L'AMENDEMENT GRÉVY EN ESPAGNE
constitutionnel, moins la soperfétation de la Royauté, moins la superfétation [de la Présidence de la République. C'eût été le gouvernement de tous par tous réduit sinon à son expression la plus simple, du moins à son expression trés-simplifiée.
Si Tinsurrection prend en Espagne le caractère d*une révolution, et si cette révolution proclame la déchéance de la reine Isabelle et de ses descendants, que les chefs victo* torieux de cette révolution ne versent pas dans Torniëre où versa si aveuglément la révolutionde 1854(1)! Qu^ils profitent de Texpérience acquise ! QuMls ne tombent pas dans la faute commise par la France en 1848! Qu'ils ne nomment pas un gouvernement provisoire nécessairement condamné à Timpuissance et à l'arbitraire ! Qu'ils ne perdent pas leur temps à faire élire une assemblée constituante, laquelle perdrait son temps à rédiger et à débattre une Constitution qui, à peine votée, risquerait d'avoir le sort de la Constitution française du 4 novembre 1848 ! Qu'ils se bornent purement et simplement à supprimer du rouage gouvernemental la poulie qui se nomme Royauté! Qu'ils réunissent immédiatement les Cortès telles qu'elles existent, et que les Cortès nomment an scrutin secret et à la majorité des suflrages a le Président du Conseil des ministres élu pour un temps illimité, mais